Provenç. donc, dunc, doncas, alors, donc ; catal. doncs ; anc. espagn. doncas ; anc. ital. dunqua ; ital. mod. dunque ; pays de Come, donch ; vénitien, donca. Ce mot présente des difficultés. On trouve dans de très anciens textes ad tunc pour alors ; Diez en tire adonc, ce qui en effet explique la substitution, dans toutes les langues romanes, du d au t de tunc ; et il regarde adonc comme la forme primitive, et donc comme une abréviation par aphérèse de la première voyelle. Cela est très satisfaisant pour le sens, donc a yant eu évidemment la signification d'alors, et le passage d'alors à donc se comprenant sans peine. Mais, sans parler du retranchement de l'a initial dans le français, qui en offre si peu d'exemples avérés, les formes en as, doncas, en a, dunqua, en e, dunque, ne se prêtent pas à la dérivation de tunc, tandis qu'elles se prêtent à la dérivation de unquam, ce mot ayant donné unca, unqua, oncas, onke ; de sorte que, quant à la forme, donc serait de-unquam ; mais alors c'est le sens qui fait difficulté. Ces deux alternatives étant posées, on peut penser pourtant que cet adverbe composé de-unquam a pris la signification d'alors et les significations subséquentes, comme l'adverbe composé de-usque a pris le sens de jusque.
Étymologie de donc
Origine du mot donc
(XIe siècle) De l’ancien français dunc, d’étymologie discutée :
- croisement entre le latin dum (« donc, voyons, seulement »), dumque, et de ad tunc (« alors ») qui donne adonc ce qui en effet explique la substitution, dans toutes les langues romanes, du \d\ au \t\ de tunc ; adonc est la forme primitive, et donc une abréviation par aphérèse de la première voyelle.
- Du latin de unquam (« un jour, quelquefois ») qui explique la forme doncques, doncas en provençal → voir onques et oncques.
- Du latin donec (« jusqu’à ce que »).
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de donc selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot donc d'après le Littré
conj. Sert à marquer la conclusion qu'on tire d'un raisonnement. Vous avez fait une faute, il faut donc la réparer. Il se plaint, on l'a donc maltraité. Lire l'article