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Étymologie de haras

nom· d'après le Wiktionnaire et le Littré (1872)· rimes· mots qui vont avec· traductions· Littré

Origine du mot haras

(XIIe siècle) Origine obscure. Émile Littré lui consacre un chapitre étymologique exceptionnellement long pour soutenir un emprunt arabe :

En bas-latin haracium. Il y a en latin hara (« porcherie, poulailler »), et en bas-latin hara cunicularia (« garenne à lapins ») ; la signification ne convient guère. Diez rejette l’ancien haut-allemand hari (« troupe »), parce que la signification en est trop générale, et qu’il aurait donné harias et non haras. Mais il signale comme bien plus approprié l’arabe فرس, faras (« cheval »), dit collectivement. Toutefois il s’objecte à lui-même que, pour justifier cette étymologie, il faudrait ou, dans le français, faras, ou, dans le bas-latin, faracium. Voilà maintenant farat trouvé dans Bercheure (voir aussi l’historique) ; la conjecture de Diez devient donc tout à fait vraisemblable. D’autant plus que l’arabe فرس a pénétré dans l’Occident de différents côtés : espagnol alfaraz (« cheval de la cavalerie maure ») ; bas-latin, farius, même sens, et très probablement l’ancien français auferant (« coursier »).

Le TLFi note que cette étymologie a été rejetée et qu’il est « probablement » du vieux norrois harr (« gris »), « d’après la couleur la plus fréquente de la robe des chevaux » → voir grison et grisard en français, hare (« lièvre [animal au poil gris] ») en anglais pour un mot apparenté au vieux norrois et stud pour l’équivalence « étalon/haras », sur une autre base lexicale.

L’arabe a aussi le mot حرس, ḥaras, collectif de حارس, ḥāris (« gardien, valet d’écurie (parfois) »), mais selon Clement Manly Woodard le sens de haras manque.

D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.

L'étymologie de haras selon le Littré

Bas-lat. haracium. Il y a dans le latin hara, toit à porcs, et dans le bas-latin hara cunicularia, garenne à lapins ; la signification ne convient guère. Diez rejette l'anc. h. allem. hari, troupe, parce que la signification en est trop générale, et qu'il aurait donné harias et non haras ; mais il signale comme bien plus approprié l'arabe faras, cheval, dit collectivement (comme, dans le provençal moderne, ego, qui signifie proprement cavale, se dit collectivement pour haras). Toutefois il s'objecte à lui-même que, pour justifier cette étymologie, il faudrait ou, dans le français, faras, ou, dans le bas-latin, faracium. Voilà maintenant farat trouvé dans Bercheure (voy. l'historique) ; la conjecture de Diez devient donc tout à fait vraisemblable ; d'autant plus que l'arabe faras a pénétré dans l'Occident de différents côtés : espagn. alfaraz, cheval de la cavalerie maure ; bas-grec φάρας, cheval de race ; bas-latin, farius, même sens, et très probablement l'anc. français auferant, coursier.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.

Le mot haras d'après le Littré

s. m. Lieu où l'on loge des étalons et des juments pour élever des poulains. Lire l'article

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