Wallon, peind ; prov. pendre ; cat. pendrer ; esp. pender ; ital. pendere ; du lat. Pendēre ou pendere, qui se rapportent l'un à l'autre comme jacĕre et jacēre. Les langues romanes ont toutes pris pendĕre, et délaissé pendēre. Quant à la locution pendre à l'œil, Génin émit la conjecture qu'elle provenait du conte où l'abbesse arrive avec un vêtement masculin sur la tête ; sur quoi on lui demande ce qui lui pend là devant les yeux. Son argumentation péchait, en ce qu'il croyait la locution du XVIe siècle, tandis qu'elle est bien plus ancienne comme on peut voir par l'historique. Toutefois il est probable qu'ayant tort dans la forme, il a raison dans le fond. En effet la locution est aussi bien pendre devant les yeux que pendre à l'œil ; ce qui va bien avec le conte ; puis ce conte lui-même, avec la locution, est cité par un auteur du commencement du XIVe siècle : dès lors rien n'empêche de penser que le conte remonte plus baut, et que c'est de là en définitive que la locution provient.
Étymologie de pendre
Origine du mot pendre
Du moyen français pendre, de l’ancien français pendre, du latin pendere (« pendre, être suspendu »).
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de pendre selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot pendre d'après le Littré
v. a. Attacher un objet en haut, de manière qu'il ne touche point à la terre. Pendre un lièvre par les pattes. Lire l'article