Picard, percher et puter ; bourg. parcé ; sicilien, pirciari ; angl. to pierce. Ménage, et, à sa suite, Diez et Burguy tirent percer de pertuiser (voy. PERTUIS) ; provenç. pertusar, ital. pertugiare ; mais c'est là une contraction excessive qu'on ne peut admettre sans des intermédiaires, qui manquent ici. On trouve dans du Cange persicior, signifiant très aigu, en un texte très ancien puisqu'il est de Hincmar : persiciorem romphaeam, non obtusiorem ; dans Festus, la glose persicus, expliquée par peracutus ; y aurait-il là quelque rapport à percer ? Percidere, qui signifie percer, aurait donné percire, comme occidere, occire. Scheler est tenté d'y voir un verbe formé de la préposition par, comme avancer de abante ; cette conjecture est digne d'attention ; l'exemple de Rabelais : percer un fossé, le franchir, la favorise.
Étymologie de percer
Origine du mot percer
Du latin populaire *pertusiare « percer », dérivé de pertusum, supin de pertundere « percer », → voir pertuis.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de percer selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot percer d'après le Littré
v. a. Faire une ouverture, un trou. Percer une planche. Lire l'article