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Étymologie de poêle

nom, verbe· d'après le Wiktionnaire et le Littré (1872)· synonymes· rimes· famille· mots qui vont avec· traductions· Littré

Voir aussi : poële, poèle

Origine du mot poêle

(Nom 1) Du latin patella (« patelle, petit plat ») qui donne l’ancien français paielle (« ustensile de ménage servant à frire, souvent à longue queue »), encore usuel en wallon, ou paelle ; et, via l’espagnol, le français paella. Au quatorzième siècle, tenir la cowe de la poeille, « avoir le maniement des affaires ». Au seizième siècle, sauter de la poesle en la braise, « aller de mal en pis ».

(Nom 2) Du latin pensilis (« qui pend, suspendu, bâti sur voûte ou sur pilier ») qui, phonétiquement a évolué comme pensum vers poids. Le mot latin désigne les balnea pensilia, « bains construits sur des voûtes et chauffés par-dessous, hypocauste ». Pensilis est usité par Grégoire de Tours comme substantif au sens de « chambre chauffée par en-dessous », ce qui prouve l’existence de ce type de pièce et de sa dénomination dans l’Ouest de la France jusqu’à l’an 600. En 1351, poile a le sens de « chambre chauffée par un poêle », au seizième siècle, on l’écrit poële et il a le sens de « fourneau servant au chauffage ».

(Nom 3) Du latin pallium (« couverture, manteau ») qui donne le cas régime pluriel palis au dixième siècle avec le sens de « riche étoffe venue d’Orient » et, au cas sujet, palie. Au douzième siècle, on le retrouve sous la forme paile, puis vers 1210, poile, orthographié poille à la Renaissance et, en 1680, poêle.

D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.

L'étymologie de poêle selon le Littré

poêle ou poile s. m.

Bas-lat. pisalis, piselis, piselum, pysalis, qui est synonyme du bas-lat. genecium, gynæceum, lieu où les femmes de service travaillaient aux ouvrages de laine. Comme ces lieux étaient chauffés, on prit l'habitude de donner au nom de ces ouvroirs le sens de chambre chauffée. Jusque-là tout est clair ; mais d'où vient piselis ? Du Cange le tire de pensile, venant de pensum, tâche, à cause de la tâche que faisaient les ouvrières des gynécées ou poêles. En effet le bas-latin a pensilis, dérivé de pensum ; pensiles ancillæ, des servantes chargées de faire une tâche dans les gynécées ou ouvroirs. Dès lors on voit la filiation : pensile, d'où pēsile, d'où poisle, chambre où l'on fait une tâche, de pensum, tâche (voy. POIDS). Scheler le tire de l'adjectif latin pensilis, suspendu : balneæ pensiles (de Pline), cabinets de bain suspendus, c'est-à-dire construits sur des voûtes et chauffés par-dessous. Mais, pour cette dérivation, on n'a pas comme pour le pensile, de pensum, le chaînon intermédiaire pensiles ancillæ.

poêle s. f.

Wallon, paill ; picard, payelle, poyelle ; provenç. padela, padena ; catal. paella ; ital. padella ; du lat. patella, diminutif de patena, patène.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.

Le mot poêle d'après le Littré

s. m. Grand fourneau de terre ou de métal, souvent embelli de figures, qui sert dans les pays septentrionaux à échauffer une chambre, et dont l'usage a passé en France. Lire l'article

Aussi pour « poêle »