voler v. n.
Wallon, volé ; provenç. et espagn. volar ; ital. volare ; du lat. volare.
(Verbe 1) Du latin volare (« voler dans l’air »). (881) volat (« vola »).
(Verbe 2) Du précédent, avec spécialisation du sens transitif en termes de fauconnerie. Il a supplanté rober (« dérober par force »), usuel jusqu’au XVIe siècle, et embler (« dérober par la ruse »), usuel jusqu’au XVIIe siècle.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
Wallon, volé ; provenç. et espagn. volar ; ital. volare ; du lat. volare.
Mot récent pour lequel on disait embler, rober, larroner, et qui ne s'est introduit que vers la fin du XVIe siècle. D'après Diez, c'est une abréviation du lat. involare, voler, dérober, que les étymologistes latins, à tort ou à droit, expliquent, non, comme il dit, par volatu rapere, mais par vola, la paume de la main : mettre dans la paume de la main. Mais comment se fait-il que involare, qui a donné embler, ait donné aussi voler par aphérèse ; et surtout comment se fait-il que ce mot ne se trouve pas dans les anciens textes, quand ce n'est guère que dans l'antiquité que l'aphérèse a pu se faire ? Il n'y a pas lieu de sortir de la forme du mot : voler, au sens de dérober, est simplement une dérivation figurée de voler, chasser à l'oiseau ; on le dit à l'actif : voler une perdrix.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
v. n. Se soutenir, se mouvoir en l'air par le moyen des ailes. Lire l'article