1côte s. f. (kô-t')
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1Terme d'anatomie. Os plat et courbé, situé obliquement sur les parties latérales de la poitrine et articulé en arrière avec les vertèbres, et en avant directement ou indirectement, avec le sternum. Il s'est cassé une côte. Vraies côtes, celles d'en haut qui se joignent au sternum. Fausses côtes, ou côtes flottantes, celles d'en bas qui n'aboutissent point directement à cet os.
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Il a les côtes en long, se dit d'un homme bizarre, capricieux, qui ne fait rien comme les autres, et aussi d'un homme paresseux.
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Familièrement. Rire à s'en tenir les côtes, rire excessivement.
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Par exagération. Rompre les côtes à quelqu'un, le battre à outrance.
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Fig. Cette affaire a une côte rompue. V. ROMPU.
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Mesurer les côtes à quelqu'un, le battre à coups de bâton, de plat d'épée, etc.
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On dit populairement dans le même sens : tricoter les côtes.
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On lui compterait les côtes, se dit d'une personne, d'un animal très maigre.
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Nous sommes tous de la côte d'Adam, nous avons tous une même origine.
Ce marquis indocile, Qui.... Croit que Dieu tout exprès d'une côte nouvelle A tiré pour lui seul une femme fidèle
Boileau, Sat VIII- Et si, durant un jour, notre premier aïeul,Plus riche d'une côte, avait vécu tout seul,Je doute, en la demeure alors si fortunée,S'il n'eût pas prié Dieu d'abréger la journée Boileau, ib. X
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Il s'imagine être de la côte de saint Louis, il se croit issu d'une très noble race.
Que voulez-vous donc dire avec votre gentilhommerie ? Est-ce que nous sommes, nous autres, de la côte de saint Louis ?
Molière, Bourg. gentilh. III, 12
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Fig. Serrer les côtes à quelqu'un, le presser vivement, le poursuivre avec chaleur.
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Côte à côte, loc. adv. Tout à côté l'un de l'autre. Ils marchaient côte à côte.
- Tantôt on les eût vus côte à côte nager,Tantôt courir sur l'onde et tantôt se plonger La Fontaine, Fabl. III, 12
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Fig.
Sa tendresse voudrait se mêler d'aller côte à côte de la mienne
Mme de Sévigné, 343
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2Terme de vétérinaire. Côte arrondie, indice d'une poitrine développée ; côte plate, indice de respiration peu étendue.
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3Terme de boucherie. Côtes couvertes du bœuf, morceau qui se trouve entre l'aloyau et le paleron, des deux côtés de l'échine. Côtes découvertes, celles qui sont situées sous le paleron.
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Côtes d'aloyau, les côtes du bœuf, ayant un peu de filet jusqu'aux côtes couvertes.
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Train de côtes, la partie du bœuf qui contient les côtes, à partir de la troisième pièce de l'aloyau jusqu'à l'épaule. Plats de côtes découverts, la partie placée sous l'épaule et le paleron. Plats de côtes couverts, la partie inférieure de l'entre-côte et des côtes, près de la poitrine. Côtes de surlonges, la partie qui se trouve sous le collier.
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La côte, maniement pair ou double, commun aux deux sexes, qui repose sur les dernières côtes, particulièrement sur celle qui limite le flanc avec la poitrine.
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4Saillie longitudinale de la surface de beaucoup de tiges et de fruits. Pomme de reinette à côtes.
Voilà un melon ; il faut qu'elle en mange une petite côte
Mme de Sévigné, 569
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Nervure médiane et principale dans un grand nombre de feuilles.
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Tabac sans côtes, celui dont on a ôté la nervure avant de le corder.
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5Terme de marine. Les côtes d'un navire, les pièces qui sont jointes à la quille et qui montent jusqu'au plat bord. C'est le synonyme vulgaire de couple.
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6Côte de luth, pièce du corps d'un luth.
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7Terme d'architecture. Listels qui séparent les cannelures d'une colonne.
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Côtes de coupe, saillies qui séparent la douelle d'une voûte sphérique en parties égales.
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Partie en saillie qui dans une croisée sert à recevoir les volets.
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8Fig. Le penchant d'une colline. Côte fertile, bien exposée, plantée de vignes.
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À mi-côte, à mi-chemin sur le penchant d'une colline. Bâtir à mi-côte.
J'approche d'une petite ville, et je suis déjà sur une hauteur d'où je la découvre ; elle est située à mi-côte ; une rivière baigne ses murs et coule ensuite dans une belle prairie
La Bruyère, V
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Fig. Être au pied de la côte, c'est-à-dire être à bout de ressources, par allusion sans doute à un marcheur épuisé qui ne peut plus monter une côte
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9Terme de marine. Rivage de la mer. Une côte basse, sablonneuse, escarpée. Ranger la côte, aller le long de la côte. Donner à la côte, échouer. Le courant portait à la côte.
Il lui donna le gouvernement de toute la côte de la mer
Vaugelas, Q. C. liv. II, ch. 8Toute la côte était couverte d'hommes, d'armes, de chevaux et de chariots en mouvement
Fénelon, Tél. XXLa plupart des peuples des côtes de l'Afrique sont sauvages et barbares
Montesquieu, Esp. XXI, 2Les côtes de cette grande île [Madagascar] sont généralement malsaines ; ce malheur tient à des causes physiques qu'on pourrait changer
Raynal, Hist. phil. IV, 4
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Se dit, par extension, des approches de la terre, jusqu'à une certaine distance au large. Une côte pleine d'écueils. Les pirates qui couraient nos côtes.
La flotte d'Énée était sur ces côtes
Fénelon, Tél. ILe jeune homme répondit qu'il avait voulu voir comment les côtes de France étaient faites, qu'il était venu et allait s'en retourner
Voltaire, l'Ingénu, 1
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Faire côte, faire naufrage à la côte.
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Côte de fer, côte formée par des rochers escarpés et perpendiculaires.
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Gardes-côtes, voy. GARDE, s. m.
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Au plur. Les contrées voisines de la mer.
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10Terme de commerce. Côte de soie, capiton ou fleuret.
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Côte rouge, côte blanche, fromages de Hollande.
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11Terme de vannier. Nervures qui sont formées par l'entrelacement des menus osiers autour des plus gros.
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9Fig. Échoué à la côte, qui n'a pas réussi dans ses projets.
Un gentilhomme français, vieilli plutôt que vieux, usé, dévasté, ruiné, triste épave du monde parisien échouée à la côte, comme dit l'énergique expression populaire
ALPH. DAUDET, Journ. offic. 3 mai 1875, p. 3183, 1re col.
Étymologie
Berry et saintong. coûte ; wallon, coise ; provenç. et ital. costa ; espagn. cuesta ; du latin costa, côte