La France éternelle, 1918· 1915
L’automne de France
Un bel après-midi d’automne tout doré.Il-fait bon, il fait tiède et les oiseaux gazouillent.Quelques feuilles déjà sur les arbres se rouillent.L’amphore du colchique émaille chaque pré.
Je ne me lasse pas de décrire ces chosesQui contiennent la France en leur humble douceur,Car c’est elles qu’aussi convoite l’agresseur,Tout comme nos jardins épanouis de roses.
Un bel après-midi d’automne tiède et pur.Des bourgs, poserait bord de leurs nids de feuillages,Étincellent ainsi que de blancs coquillages.Partout flotte l’odeur forte du raisin mûr.
Un bel après-midi de l’automne de France,Avec son charme fin, sa suave beauté,Tels que n’en peut.avoir l’Allemand détestéDans son rude pays qu’il vante avec outrance.
14 septembre.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La France éternelle, Paris, BERNARD GRASSET, 1918· numérisation gallica.bnf.fr· Sources