Œuvres poétiques, 1790· Poèmes
L’Art d’Aimer
Premier chant
FLORE met plus d’un jour‖ à finir une rose.Plus d’un jour fait l’ombrage‖ où Palès se repose ;Et plus d’un soleil dore,‖ au penchant des coteaux,Les grappes de Bacchus,‖ ces rivales des eaux.Qu’ainsi ton doux projet‖ en silence mûrisse,Que sous tes pas certains‖ la route s’aplanisse,Q’un œil sûr te dirige ;‖ et de loin, avec art,Dispose ces ressorts‖ que l’on nomme hasard.Mais souvent un jeune homme,‖ aspirant à la gloireDe venir, voir, et vaincre,‖ et prôner sa victoire,Vole, et hâtant l’assaut‖ qu’il eût dû préparer,L’imprudent a voulu‖ cueillir avant l’automneL’espoir à peine éclos‖ d’une riche Pomone ;Il a coupé ses blés‖ quand les jeunes moissonsNe passaient point encor‖ les timides gazons.Le danger, c’est ainsi‖ que leur bouche l’appelle,D’abord, effraie ou semble‖ effrayer une belle ;Prudence, adresse, temps,‖ savent l’accoutumerA le voir sans le craindre‖ et bientôt à l’aimer.Quand Junon sur l’Ida‖ plut au maître du monde,Xanthus l’avait tenue‖ au cristal de son onde,Et sur sa peau vermeille‖ une savante mainFit distiller la rose‖ et les flots de jasmin.Cultivez vos attraits ;‖ la plus belle natureVeut les soins délicats‖ d’une aimable culture.Mais si l’usage est doux,‖ l’abus est odieux.Des parfums entassés‖ l’amas fastidieux,De la triste laideur‖ trop impuissantes armes,A d’indignes soupçons‖ exposerait vos charmes.Que dans vos vêtements‖ le goût seul consultéN’étale qu’élégance‖ et que simplicité.L’or ni les diamants‖ n’embellissent les belles ;Le goût est leur richesse,‖ et, tout-puissant comme elles,Il sait créer de rien‖ leurs plus beaux ornements ;Et tout est sous ses doigts‖ l’or et les diamants.J’aime un sein qui palpite‖ et soulève une gaze.L’heureuse volupté‖ se plaît, dans son extase,A fouler mollement‖ ces habits radieuxQue déploie au Cathay‖ le ver industrieux.Le coton mol et souple,‖ en une trame habile,Sur les bords indiens,‖ pour vous prépare et fileCe tissu transparent,‖ ce réseau de Vulcain,Qui perfide et propice‖ à l’amant incertain,Lui semble un voile d’air,‖ un nuage liquide,Où Vénus se dérobe‖ et fuit son œil avide.Sur ses membres ........................................................S’étend le doux réseau‖ d’une peau diaphane.Quand la gaze ou le lin,‖ barrière mal tissue,Qui la couvre ou plutôt‖ la découvre à sa vue,Suivant de tout son corps‖ les détours gracieux,C’est par ses vêtements‖ qu’elle est nue à tes yeux.La sombre défiance‖ assiège en vain ta trace,Il faut oser. L’amour‖ favorise l’audace.Les ruses des mortels‖ n’éludèrent jamaisD’un enfant et d’un dieu‖ les ruses et les traits.Que sert des tours d’airain‖ tout l’appareil horrible ?Que servit à Junon‖ son Argus si terrible ?Ce front d’inquiétude‖ armé de toutes parts,Où veillaient à la fois‖ cent farouches regards ?
Deuxième chant
Si d’un mot échappé‖ l’outrageuse rudesseA pu blesser l’amour‖ et sa délicatesse,Immobile il gémit ;‖ songe à tout expier.Sans honte, sans réserve,‖ il faut s’humilier ;Tombe même à genoux,‖ bien loin de te défendre ;Tu le verras soudain‖ plus amoureux, plus tendre,Courir et t’arrêter,‖ et lui-même à genouxAccuser en pleurant‖ son injuste courroux.Mais souvent malgré toi,‖ sans fiel ni sans injure,Ta bouche d’un trait vif‖ aiguise la piqûre ;Le trait vole, tu veux‖ le rappeler en vain ;Ton amant consterné‖ dévore son chagrin.Ou bien d’un dur refus‖ l’inflexible constanceDe ses feux tout un jour‖ a trompé l’espérance.Il boude ; un peu d’aigreur,‖ un mot même douteuxPeut tourner la querelle‖ en débat sérieux.Oh ! trop heureuse alors‖ si, pour fuir cet orage,Les Grâces t’ont donné‖ leur divin badinage,Cet air humble et soumis‖ de n’oser l’approcher,D’avoir peur de ses yeux‖ et de t’aller cacher,Et de mille autres jeux‖ l’inévitable adresse,De mille mots plaisants‖ l’aimable gentillesse,Enfin tous ces détours‖ dont le charme ingénuForce un rire amoureux‖ vainement retenu.Il t’embrasse, il te tient,‖ plus que jamais il t’aime ;C’est ton tour maintenant‖ de le bouder lui-même.Loin de s’en effrayer,‖ il rit, et mes secretsL’ont instruit des moyens‖ de ramener la paix.Sache inventer pour lui‖ mille tendres folies.Il faut, en le grondant,‖ le serrer dans tes bras ;Lui dire, en le baisant,‖ que tu ne l’aimes pas ;Et les reproches feints,‖ la colère badine ;Et des mots caressants‖ la mollesse enfantine ;Et de mille baisers‖ l’implacable fureur.
Souvent d’un peu d’humeur,‖ d’un moment de caprice(Toute belle a les siens‖) il ressent l’injustice ;Il se désole, il crie,‖ il est trompé, trahi ;Tu ne mérites pas‖ un amant tel que lui ;Il a le cœur si bon !‖ Sa sottise est extrême !Il te hait, te maudit ;‖ plus que jamais il t’aime.Crains que l’ennui fatal‖ dans son cœur introduitPuisse compter les pas‖ de l’heure qui s’enfuit.Il est, pour la tromper,‖ un aimable artifice :Amuse-la des jeux‖ qu’invente le caprice ;Lasse sa patience‖ à mille tours malins,Ris-toi de sa faiblesse‖ et de ses cris mutins.Tu braves tant de fois‖ sa menace éprouvée,Elle vole, tu fuis ;‖ la main déjà levée,Elle te tient, te presse ;‖ elle va te punir.Mais vos bouches déjà‖ ne cherchent qu’à s’unir.Le ciel d’un feu plus beau‖ luit après un orage.L’amour fait à Paphos‖ naître plus d’un nuage,Mais c’est le souffle pur‖ qui rend l’éclat à l’or,Et la peine en amour‖ est un plaisir encor.Le hasard à ton gré‖ n’est pas toujours docile.Une belle est un bien‖ si léger, si mobile !Souvent tes doux projets,‖ médités à loisir,D’avance destinaient‖ la journée au plaisir ;Non, elle ne veut pas.‖ D’autres soins occupée,Tu vois avec douleur‖ ton attente échappée.Surtout point de contrainte.‖ Espère un plus beau jour.Imprudent qui fatigue‖ et tourmente l’amour.Essaye avec les pleurs,‖ les tendres doléances,De faire à ses desseins‖ de douces violences.Sinon, tu vas l’aigrir ;‖ tu te perds. La beauté,Je te l’ai fait entendre,‖ aime sa volonté.Son cœur impatient,‖ que la contrainte blesse,Se dépite : il est dur‖ de n’être pas maîtresse.Prends-y garde : une fois‖ le ramier envoléDans sa cage confuse‖ est en vain rappelé.Cède ; assieds-toi près d’elle ;‖ et, soumis avec grâce,D’un ton un peu plus froid,‖ sans aigreur ni menace,Dis-lui que de tes vœux‖ son plaisir est la loi.Va, tu n’y perdras rien,‖ repose-toi sur moi.Complaisance a toujours‖ la victoire propice.Souvent de tes désirs‖ l’utile sacrifice,Comme un jeune rameau‖ planté dans la saison,Te rendra de doux fruits‖ une longue moisson.Flore a pour les amants‖ ses corbeilles fertiles ;Et les fleurs, dans les jeux,‖ ne sont pas inutiles.Les fleurs vengent souvent‖ un amant courroucéQui feint sur un seul mot‖ de paraître offensé.Il poursuit son espiègle,‖ il la tient, il la presse ;Et, fixant de ses flancs‖ l’indocile souplesse,D’un faisceau de bouquet‖ eu cachette apportéChâtie, en badinant,‖ sa coupable beauté,La fait taire et la gronde,‖ et d’un maître sévèreImite, avec amour,‖ la plainte et la colère ;Et négligeant ses cris,‖ sa lutte, ses transports ;Arme le fouet léger‖ de rapides efforts,Frappe et frappe sans cesse,‖ et s’irrite et menace,Et force enfin sa bouche‖ à lui demander grâce.Telle Vénus souvent,‖ aux genoux d’Adonis,Vit des taches de rose‖ empreintes sur ses lis.Tel l’Amour, enchanté‖ d’un si doux badinage,Loin des yeux de sa mère,‖ en un charmant rivage,Caressait sa Psyché‖ dans leurs jeux enfantins,Et de lacets dorés‖ chargeait ses belles mains.
Fontenay ! lieu qu’Amour‖ fit naître avec la rose,J’irai (sur cet espoir‖ mon âme se repose),J’irai te voir, et Flore‖ et le ciel qui te luit.Là je contemple enfin‖ (ma déesse m’y suit),Sur un lit que je cueille‖ en tes riants asiles,Ses appas, sa pudeur,‖ et ses fuites agiles,Et dans la rose en feu‖ l’albâtre confondu,Comme un ruisseau de lait‖ sur la pourpre étendu.
Troisième chant
Une jeune beauté‖ par lui seul affermie,Quand la troupe aux cent yeux‖ est enfin endormie,De son lit qui pleurait‖ l’absent trop attenduFuit, se glisse, et d’un pied‖ muet et suspenduAu jeune impatient‖ va, d’aise palpitante,Ouvrir enfin la porte‖ amie et confidente ;Et sa main, devant elle,‖ interroge sans bruitEt sa route peureuse‖ et les murs et la nuit.Il apprend aux soupirs‖ à s’exhaler à peine ;Il instruit, près des murs‖ qui pourraient vous ouïr,Vos baisers à se taire‖ et ne vous point trahir.
......................................... L’obstacle encourage l’amour.J’épargne le chevreuil‖ que nul bois, nul détourNe dérobe à mes traits‖ dans la vaste campagne ;Je veux le suivre au haut‖ de la sombre montagne,Et, trempé de sueurs,‖ affronter en courantLa ronce hérissée‖ et l’orageux torrent.
De tes traits languissants‖ observe la pâleur ;Si telle est des amants‖ l’amoureuse couleur.Procris, pâle et mourante,‖ aux bois suivait Céphale.Vois, pour Endymion,‖ Phœbé mourante et pâle,Vois d’Alphée éploré‖ pâlir le front vermeil,Et la pâle Clytie‖ amante du soleil.
Quand l’ardente saison‖ fait aimer les ruisseaux,A l’heure où, vers le soir,‖ cherchant le frais des eaux,La belle nonchalante‖ à l’ombre se promène ;Que sa bouche entr’ouverte‖ et que sa pure haleine,Et son sein plus ému‖ de tendresse et de vœux,Appellent le baiser‖ et respirent ses feux ;Que l’amant peut venir,‖ et qu’il n’a plus à craindreLa raison qui mollit‖ et commence à le plaindre ;Que sur tout son visage,‖ ardente et jeune fleur,Se répand un sourire‖ insensible et rêveur ;Que son cou faible et lent‖ ne soutient plus sa tête ;Que ses yeux, dans sa course‖ incertaine et muette,Sous leur longue paupière‖ à peine ouverte au jourLanguissent mollement‖ et sont noyés d’amour.
Aux signes de l’aimant‖ statue obéissante,S’enflamme au seul aspect‖ d’un feu contagieux.Ainsi, quand au hasard‖ un doigt harmonieuxAgite et fait parler‖ une corde sonore,Une autre corde au loin‖ qu’on négligeait encoreD’elle-même résonne,‖ éveillée à ce bruit,Et s’unit à sa sœur,‖ et l’écoute et la suit.Aux bords où l’on voit naître‖ et l’Euphrate et le jour,Plus d’obstacle et de crainte‖ environne l’amour.Aussi ...........................................................................................… Sans se pouvoir parler même des yeux,On se parle, on se voit.‖ Leur cœur ingénieuxDonne à tout une voix‖ entendue et muette,Tout de leurs doux pensers‖ est le doux interprète.Désirs, crainte, serments,‖ caresse, injure, pleurs,Leurs dons savent tout dire ;‖ ils s’écrivent des fleurs.Par la tulipe ardente‖ une flamme est jurée ;L’amarante immortelle‖ atteste sa durée ;L’œillet gronde une belle.‖ Un lis vient l’apaiser.L’iris est un soupir ;‖ la rose est un baiser.C’est ainsi chaque jour‖ qu’une sultane heureuseLit en bouquet la lettre‖ odorante, amoureuse.Elle pare son sein‖ de soupirs et de vœux ;Et des billets d’amour‖ embaument ses cheveux.Offrons tout ce qu’on doit‖ d’encens, d’honneurs suprêmesAux dieux, à la beauté‖ plus divine qu’eux-mêmes.Puisse aux vallons d’Hémus,‖ où les rocs et les boisAdmirèrent d’Orphée‖ et suivirent la voix,L’Hèbre ne m’avoir pas‖ en vain donné naissance !Les muses avec moi‖ vont connaître Byzance ;Et si le ciel se prête‖ à mes efforts heureux,De la Grèce oubliée‖ enfant plus généreux,Sur ses rives jadis‖ si noblement fécondes,Du Permesse égaré‖ je ramène les ondes.Pour la première fois‖ de sa honte étonné,Le farouche turban,‖ jaloux et consterné,D’un sérail oppresseur,‖ noir séjour des alarmes,Entendra nos accents‖ et l’amour et vos charmes.C’est là, non loin des flots‖ dont l’amère rigueurOsa ravir Sestos‖ au nocturne nageur,Qu’en des jardins chéris‖ des eaux et du zéphyre,Pour vous, rayonnant d’or,‖ de jaspe, de porphyre,Un temple par mes mains‖ doit s’élever un jour.Sous vos lois j’y rassemble‖ une superbe courOù de tous les climats‖ brillent toutes les belles :Elles règnent sur tout‖ et vous régnez sur elles.Là des filles d’Indus‖ l’essaim noble et pompeux,Les vierges de Tamise,‖ au cœur tendre, aux yeux bleus,De Tibre et d’Éridan‖ les flatteuses sirènes,Et du blond Eurotas‖ les touchantes Hélènes,Et celles de Colchos,‖ jeune et riche trésor,Plus beau que la toison‖ étincelante d’or,Et celles qui, du Rhin‖ l’ornement et la gloire,Vont dans ses froids torrents‖ baigner leurs pieds d’ivoire,Toutes enfin, ce bord‖ sera tout l’univers.L’amour croît par l’exemple,‖ et vit d’illusions.Belles, étudiez‖ ces tendres fictionsQue les poètes saints,‖ en leurs douces ivresses,Inventent dans la joie‖ aux bras de leurs maîtresses :De tout aimable objet‖ Jupiter enflammé,Et le dieu des combats‖ par Vénus désarmé,Quand, la tête en son sein‖ mollement étendue,Aux lèvres de Vénus‖ son âme est suspendue,Et dans ses yeux divins‖ oubliant les hasards,Nourrit d’un long amour‖ ses avides regards ;Quels appas trop chéris‖ mirent Pergame en cendre ;Quelles trois déités‖ un berger vit descendre,Qui, pour briguer la pomme‖ abandonnant les cieux,De leurs charmes rivaux‖ enivrèrent ses yeux ;Et le sang d’Adonis,‖ et la blanche hyacintheDont la feuille respire‖ une amoureuse plainte ;Et la triste Syrinx‖ aux mobiles roseaux,Et Daphné de lauriers‖ peuplant le bord des eaux ;Herminie aux forêts‖ révélant ses blessures ;Les grottes, de Médor‖ confidentes parjures ;Et les ruses d’Armide,‖ et l’amoureux reposOù, sur des lits de fleurs,‖ languissent les héros ;Et le myrte vivant‖ aux bocages d’Alcine.Les Grâces dont les soins‖ ont élevé RacineAiment à répéter‖ ses écrits enchanteurs,Tendres comme leurs yeux,‖ doux comme leurs faveurs,Belles, ces chants divins‖ sont nés pour votre bouche.La lyre de Le Brun,‖ qui vous plaît et vous touche,Tantôt de l’élégie‖ exhale les soupirs,Tantôt au lit d’amour‖ éveille les plaisirs.Suivez de sa Psyché‖ la gloire et les alarmes ;Elle-même voulut‖ qu’il célébrât ses charmes,Qu’Amour vînt pour l’entendre ;‖ et dans ces chants heureuxIl la trouva plus belle‖ et redoubla ses feux.Mon berceau n’a point vu‖ luire un même génie :Ma Lycoris pourtant‖ ne sera point bannie.Comme eux, aux traits d’Amour‖ j’abandonnai mon cœur,Et mon vers a peut-être‖ aussi quelque douceur.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 143((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 5 distiques
- Mots à la rime
- a rose / repose féminine, classiqueb coteaux / eaux masculine, classiquea mûrisse / s’aplanisse féminine, classiqueb art / hasard masculine, classiquea gloire / victoire féminine, classiqueb l’automne / Pomone féminine, classiquea moissons / gazons masculine, classiqueb l’appelle / belle féminine, classiquea l’accoutumer / l’aimer masculine, classiqueb monde / onde féminine, classiquea main / jasmin masculine, classiqueb nature / culture féminine, classiquea odieux / fastidieux masculine, classiqueb armes / charmes féminine, classiquea consulté / simplicité masculine, classiqueb belles / elles féminine, classiquea ornements / diamants masculine, classiqueb gaze / extase féminine, classiquea radieux / industrieux masculine, classiqueb habile / file féminine, classiquea Vulcain / incertain masculine, classiqueb liquide / avide féminine, classiquea tissue / vue féminine, classiqueb gracieux / yeux masculine, classiquea trace / l’audace féminine, classiqueb jamais / traits masculine, classiquea horrible / terrible féminine, classiqueb parts / regards masculine, classiquea rudesse / délicatesse féminine, classiqueb expier / s’humilier masculine, classiquea défendre / tendre féminine, classiqueb genoux / courroux masculine, classiquea injure / piqûre féminine, classiqueb vain / chagrin masculine, classiquea constance / l’espérance féminine, classiqueb douteux / sérieux masculine, classiquea orage / badinage féminine, classiqueb l’approcher / cacher masculine, classiquea adresse / gentillesse féminine, classiqueb ingénu / retenu masculine, classiquea t’aime / lui-même féminine, classiqueb secrets / paix masculine, classiquea bras / pas masculine, classiqueb badine / enfantine féminine, classiquea caprice / l’injustice féminine, classiqueb trahi / lui masculine, classiquea extrême / t’aime féminine, classiqueb introduit / s’enfuit masculine, classiquea artifice / caprice féminine, classiqueb malins / mutins masculine, classiquea éprouvée / levée féminine, classiqueb punir / s’unir masculine, classiquea orage / nuage féminine, classiqueb l’or / encor masculine, classiquea docile / mobile féminine, classiqueb loisir / plaisir masculine, classiquea occupée / échappée féminine, classiqueb jour / l’amour masculine, classiquea doléances / violences féminine, classiqueb beauté / volonté masculine, classiquea blesse / maîtresse féminine, classiqueb envolé / rappelé masculine, classiquea grâce / menace féminine, classiqueb loi / moi masculine, classiquea propice / sacrifice féminine, classiqueb saison / moisson masculine, classiquea fertiles / inutiles féminine, classiqueb courroucé / offensé masculine, classiquea presse / souplesse féminine, classiqueb apporté / beauté masculine, classiquea sévère / colère féminine, classiqueb transports / efforts masculine, classiquea menace / grâce féminine, classiqueb d’Adonis / lis masculine, classiquea badinage / rivage féminine, classiqueb enfantins / mains masculine, classiqueb luit / suit masculine, classiquea asiles / agiles féminine, classiqueb confondu / étendu masculine, classiquea affermie / endormie féminine, classiqueb attendu / suspendu masculine, classiquea palpitante / confidente féminine, classiqueb bruit / nuit masculine, classiquea ouïr / trahir masculine, classiqueb l’amour / détour masculine, classiquea campagne / montagne féminine, classiqueb courant / torrent masculine, classiquea pâleur / couleur masculine, classiqueb Céphale / pâle féminine, classiquea vermeil / soleil masculine, classiqueb ruisseaux / eaux masculine, classiquea promène / haleine féminine, classiqueb vœux / feux masculine, classiquea craindre / plaindre féminine, classiqueb fleur / rêveur masculine, classiquea tête / muette féminine, classiqueb jour / d’amour masculine, classiquea contagieux / harmonieux masculine, classiqueb sonore / encore féminine, classiquea bruit / suit masculine, classiquea yeux / ingénieux masculine, classiqueb muette / interprète féminine, classiquea pleurs / fleurs masculine, classiqueb jurée / durée féminine, classiquea l’apaiser / baiser masculine, classiqueb heureuse / amoureuse féminine, classiquea vœux / cheveux masculine, classiqueb suprêmes / qu’eux-mêmes féminine, classiquea bois / voix masculine, classiqueb naissance / Byzance féminine, classiquea heureux / généreux masculine, classiqueb fécondes / ondes féminine, classiquea étonné / consterné masculine, classiqueb alarmes / charmes féminine, classiquea rigueur / nageur masculine, classiqueb zéphyre / porphyre féminine, classiquea jour / cour masculine, classiquea pompeux / bleus masculine, classiqueb sirènes / Hélènes féminine, classiquea trésor / d’or masculine, classiqueb gloire / d’ivoire féminine, classiquea d’illusions / fictions masculine, classiqueb ivresses / maîtresses féminine, classiquea enflammé / désarmé masculine, classiqueb étendue / suspendue féminine, classiquea hasards / regards masculine, classiqueb cendre / descendre féminine, classiquea cieux / yeux masculine, classiqueb hyacinthe / plainte féminine, classiquea roseaux / eaux masculine, classiqueb blessures / parjures féminine, classiquea repos / héros masculine, classiqueb d’Alcine / Racine féminine, classiquea enchanteurs / faveurs masculine, classiqueb bouche / touche féminine, classiquea soupirs / plaisirs masculine, classiquea heureux / feux masculine, classiqueb génie / bannie féminine, classiquea cœur / douceur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
295 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, Alphonse Lemerre, éditeur, 1899· numérisation gallica.bnf.fr· Sources