Les Estuaires d’ombre, 1895
IX. « Le baudrier poudreux, qu’on l’accroche au pilastre »
Le baudrier poudreux, qu’on l’accroche au pilastre.Le prendre, pour à ton tour le ceindre ! es-tu l’hoirL’ultime d’un destin d’orgueil et de vouloir ?Les glaives haut ! le fruit mûrira du désastre.
En aigrette une rose où ton heaume l’encastre,Signale ta venue aux champs : seul ton manoirEst celui qu’empourprait de ses rayons, le soir,La mâle fleur fumante aux pennons de Lancastre.
L’aube luira suprême au déclin des combats,Le soleil s’abolit, et vespéral là-basLe golfe fatidique eut des sursauts funèbres.
Victorieux ? peut-être, ô Manoir ! et du seuilSouriront les aïeux à l’hoir de leur orgueilSi s’effeuille un cimier de pétales célèbres.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Estuaires d’ombre, Paris, Réveil, 1895· numérisation books.google.com· Sources