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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Œuvres diverses I, 1658‑1694· Fragments du songe de vaux 1671

FRAGMENT II. « Ariste, vous voulez voir des vers de ma main »

Jean de La Fontaine· strophes variées, alexandrins et octosyllabes, 352 vers

Ariste, vous voulez‖ voir des vers de ma main,Vous qui du chantre grec,‖ ainsi que du romain,Pourriez nous étaler‖ les beautés et les grâces,Et qui nous invitez‖ à marcher sur leurs traces.Vous ne trouverez point‖ chez moi cet heureux artQui cache ce qu'il est,‖ et ressemble au hasard :Je n'ai point ce beau tour,‖ ce charme inexprimableQui rend le dieu des vers‖ sur tous autres aimable :C'est ce qu'il faut avoir,‖ si l'on veut être admisParmi ceux qu'Apollon‖ compte entre ses amis.Homère épand toujours‖ ses dons avec largesse ;Virgile à ses trésors‖ sait joindre la sagesse :Mes vers vous pourroient-ils‖ donner quelque plaisir,Lorsque l'antiquité‖ vous en offre à choisir ?Je ne l'espère pas ;‖ et cependant ma museN'aura jamais pour vous‖ de secret ni d'excuse ;Ce que vous souhaitez,‖ il faut vous l'accorder ;C'est à moi d'obéir,‖ à vous de commander.Je vous présente donc‖ quelques traits de ma tyre ;Elle les a dans Vaux‖ répétés au Zéphyre.J'y fais parler quatre arts‖ fameux dans l'univers,Les palais, les tableaux,‖ les jardins et les vers.Ces arts vantent ici‖ tour à tour leurs merveilles.Je soupire en songeant‖ au sujet de mes veilles.Vous m'entendez, Ariste,‖ et d'un cœur généreuxVous plaignez comme moi‖ le sort d'un malheureux.Il déplut à son roi ;‖ ses amis disparurent :Mille vœux contre lui‖ dans l'abord concoururent.Malgré tout ce torrent,‖ je lui donnai des pleurs ;J'accoutumai chacun‖ à plaindre ses malheurs.Jadis en sa faveur‖ j'assemblai quatre fées ;Il voulut que ma main‖ leur dressât des trophées :Œuvre long, et qu'alors‖ jeune encor j'entrepris.Écoutez ces quatre arts,‖ et décidez du prix.

Quoi ! par vous ces honneurs‖ sont aussi contestés ?Vous prétendez le prix‖ qu'on doit à mes beautésIngrates, deviez-vous‖ en avoir la pensée ?

Juges, pardonnez-moi‖ cette plainte forcée,Je sais qu'en suppliante‖ il falloit commencer ;C'est à vous que ma voix‖ se devoit adresser ;Mais le dépit m'emporte,‖ et puisqu'il faut tout dire,Enfin voilà le fruit,‖ trop vaine Apellanire,Dont vous reconnoissez‖ mes bienfaits aujourd'hui.Contre les aquilons‖ mon art vous sert d'appui :N'en ayez point de honte ;‖ en sauvant votre ouvrage,J'oblige aussi les dieux‖ dont vous tracez l'image.Hé bien ! vous la tracez,‖ mais imparfaitement ;Et moi je leur bâtis‖ un second firmament.Ce que je dis pour vous,‖ je le dis pour les autres ;Tout ce qu'ont fait dans Vaux‖ les Le Bruns, les Le Nôtres,Jets, cascades, canaux,‖ et plafonds si charmants,Tout cela tient de moi‖ ses plus beaux ornements.Contempler les efforts‖ de quelque main savante,Juger d'une peinture,‖ ou muette, ou parlante,Admirer d'Apollon‖ les pinceaux ou la voix,Errer dans un jardin,‖ s'égarer dans un bois,Se coucher sur des fleurs,‖ respirer leur haleine,Écouter en rêvant‖ le bruit d'une fontaine,Ou celui d'un ruisseau‖ roulant sur des cailloux,Tout cela, je l'avoue,‖ a des charmes bien doux :Mais enfin on s'en passe,‖ et je suis nécessaire.Ce fut le seul besoin‖ qui d'abord me fit plaire.Les antres se trouvoient‖ des humains habités ;Avec les animaux‖ ils formoient des cités :Je bâtis des maisons,‖ je composai des villes.On ne vouloit alors‖ que de simples asiles ;Sur la nécessité‖ se régloient les souhaits :Aujourd'hui, que l'on veut‖ de superbes palais,Je contente chacun‖ en plus d'une manière :Des cinq ordres divers‖ la grâce singulièreFait voir comme il me plaît‖ l'éclat, la majesté,Ou les charmes divins‖ de la simplicité.Je ne doute donc point‖ qu'en présence d'OronteJe n'obtienne le prix,‖ vous n'emportiez la honte :Confuses, vous allez‖ recevoir cette loi,Si c'est honte pour vous‖ d'être moindres que moi.Tant d'œuvres, dont je rends‖ les savants idolâtres,Colosses, monuments,‖ cirques, amphithéâtres,Mille temples par moi‖ bâtis en mille lieux,Les demeures des rois,‖ celles même des dieux,Rome, et tout l'univers,‖ pour mon art sollicite.Juges, accordez-moi‖ le prix que je mérite ;Car on n'auroit pas droit‖ d'y vouloir parvenir,Si de la faveur seule‖ il falloit l'obtenir.

Juges, si j'ai souffert‖ des reproches frivoles,Ce n'est point pour manquer‖ de droit ni de paroles :Le respect seulement‖ a retenu ma voix.Palatiane veut‖ vous imposer des lois ;Les honneurs ne sont faits‖ que pour ses mains savantes :Ce seroit trop pour nous‖ que d'être ses suivantes :Elle m'appelle ingrate,‖ et pense m'ébranler ;Mais qui l'est de nous deux,‖ puisqu'il en faut parler ?Sans tous ses ornements,‖ serois-je pas la même ?Et quant à sa beauté,‖ qui lui semble suprême,Bien souvent sans la mienne‖ on n'y penseroit pas :Seule je sais donner‖ du lustre à ses appas.Contre les aquilons‖ elle m'est nécessaire ;Il n'est point de couvert‖ qui n'en pût autant faire.Où va-t-elle chercher‖ le premier des humains ?Quels chefs-d'œuvres alors‖ sont sortis de ses mains ?Qu'importe qu'elle serve‖ aux dieux mêmes d'asile ?Car il ne s'agit pas‖ d'être la plus utile ;C'est assez de causer‖ le plaisir seulement,Pour satisfaire aux lois‖ de cet enchantement :En termes assez clairs‖ la chose est exprimée :Soit donné, dit le mage,‖ à la plus grande fée.En est-il de plus grande,‖ ayant tout bien pesé,Que celle par qui l'œil‖ est sans cesse abusé ?A de simples couleurs‖ mon art plein de magieSait donner du relief,‖ de l'âme, et de la vie :Ce n'est rien qu'une toile,‖ on pense voir des corps :J'évoque, quand je veux,‖ les absents et les morts ;Quand je veux, avec l'art‖ je confonds la nature.De deux peintres fameux‖ qui ne sait l'imposture ?Pour preuve du savoir‖ dont se vantoient leurs mains,L'un trompa les oiseaux,‖ et l'autre les humains.Je transporte les yeux‖ aux confins de la terre :Il n'est événement‖ ni d'amour, ni de guerre,Que mon art n'ait enfin‖ appris à tous les yeux.Les mystères profonds‖ des enfers et des cieuxSont par moi révélés,‖ par moi l'œil les découvre :Que la porte du jour‖ se ferme, ou qu'elle s'ouvre,Que le soleil nous quitte,‖ ou qu'il vienne nous voir,Qu'il forme un beau matin,‖ qu'il nous montre un beau soir.J'en sais représenter‖ les images brillantes :Mon art s'étend sur tout ;‖ c'est par mes mains savantesQue les champs, les déserts,‖ les bois, et les cités,Vont en d'autres climats‖ étaler leurs beautés.Je fais qu'avec plaisir‖ on peut voir des naufrages,Et les malheurs de Troie‖ ont plu dans mes ouvrages :Tout y rit, tout y charme ;‖ on y voit sans horreurLe pâle désespoir,‖ la sanglante fureur,L'inhumaine Cloton‖ qui marche sur leurs traces :Jugez avec quels traits‖ je sais peindre les Grâces.Dans les maux de l'absence‖ on cherche mon secours :Je console un amant‖ privé de ses amours,Chacun par mon moyen‖ possède sa cruelle.Si vous avez jamais‖ adoré quelque belle(Et je n'en doute point,‖ les sages ont aimé),Vous savez ce que peut‖ un portrait animé :Dans les cœurs les plus froids‖ il entretient des flammes.Je pourrois vous prier‖ par celui de vos dames ;En faveur de ses traits,‖ qui n'obtiendroit le prix ?Mais c'est assez de Vaux‖ pour toucher vos esprits :Voyez, et puis jugez ;‖ je ne veux autre grâce.

J'ignore l'art de bien parler,Et n'emploierai pour tout langageQue ces moments qu'on voit coulerParmi des fleurs et de l'ombrage.Là luit un soleil tout nouveau :L'air est plus pur, le jour plus beau,Les nuits sont douces et tranquilles ;Et ces agréables séjoursChassent le soin, hôte des villes,Et la crainte, hôtesse des cours.

Mes appas sont les alcyonsPar qui l'on voit cesser l'orageQue le souffle des passionsA fait naître dans un courage :Seule, j'arrête ses transports ;La raison fait de vains effortsPour en calmer la violence :Et si rien s'oppose à leur cours,C'est la douceur de mon silence,Plus que la force du discours.

Mes dons ont occupé les mainsD'un empereur sur tous habile,Et le plus sage des humainsVint chez moi chercher un asile :Charles, d'un semblable desseinSe venant jeter dans mon sein,Fit voir qu'il étoit plus qu'un homme :L'un d'eux pour mes ombrages vertsA quitté l'empire de Rome,L'autre celui de l'univers.

Ils étoient las des vains projetsDe conquérir d'autres provinces :Que s'ils se firent mes sujets,De mes sujets je fais des princes.Tel, égalant le sort des rois,Aristée erroit autrefoisDans les vallons de Thessalie ;Et tel, de mets non achetés,Vivoit sous les murs d'ŒbalieUn amateur de mes beautés.

Libre de soins, exempt d'ennuis,Il ne manquoit d'aucunes choses :Il détachoit les premiers fruits,Il cueilloit les premières roses ;Et quand le ciel armé de ventsArrètoit le cours des torrentsEt leur donnoit un frein de glace,Ses jardins remplis d'arbres vertsConservoient encore leur grâce,Malgré la rigueur des hivers.

Je promets un bonheur pareilA qui voudra suivre mes charmes ;Leur douceur lui garde un sommeilQui ne craindra point les alarmes :Il bornera tous ses désirsDans le seul retour des zéphyrs ;Et, fuyant la foule importune,Il verra du fond de ses boisLes courtisans de la fortuneDevenus esclaves des rois.

J'embellis les fruits et les fleurs ;Je sais parer Pomone et Flore :C'est pour moi que coulent les pleursQu'en se levant verse l'Aurore :Les vergers, les parcs, les jardins,De mon savoir et de mes mainsTiennent leurs grâces nonpareilles ;Là j'ai des prés, là j'ai des bois ;Et j'ai partout tant de merveilles,Que l'on s'égare dans leur choix.

Je donne au liquide cristalPlus de cent formes différentes,Et le mets tantôt en canal,Tantôt en beautés jaillissantes ;On le voit souvent par degrésTomber à flots précipités :Sur des glacis je fais qu'il roule,Et qu'il bouillonne en d'autres lieux ;Parfois il dort, parfois il coule,Et toujours il charmé les yeux.

Je ne finirois de longtempsSi j'exprimois toutes ces choses :On auroit plus tôt au printempsCompté les œillets et les roses.Sans m'écarter loin de ces bois,Souvenez-vous combien de foisVous avez cherché leurs ombrages :Pourriez-vous bien m'ôter le prix,Après avoir par mes ouvragesSi souvent charmé vos esprits ?

Juges, attendez un moment,Et voyez quelle est cette féeQui de son visage charmantDevant Oronte fait trophée ;En voilà les traits éclatants ;Elle étoit telle‖ avant que le printempsLui rendît ses cheveux‖ avec ses autres charmes :Lorsque les jours sont inconstants,Elle n'est jamais sans alarmes.

Ce fut par Calliopée.Montrez-moi, dit cette fée,Quelque chose de plus vieuxQue la chronique immortelleDe ces murs pour qui les dieuxEurent dix ans de querelle.

Bien que par les flots amersOn aille au delà des mersVoir encor vos pyramides,J'ai laissé des monumentsEt plus beaux et plus solidesQue ces vastes bâtiments.

Mes mains ont fait des ouvragesQui verront les derniers âgesSans jamais se ruiner :Le temps a beau les combattre ;L'eau ne les sauroit miner,Le vent ne peut les abattre.

Sans moi tant d'œuvres fameux,Ignorés de nos neveux,Périroient sous la poussière :Au Parnasse seulementOn emploie une matièreQui dure éternellement.

Si l'on conserve les noms,Ce doit être par mes sons,Et non point par vos machines :Un jour, un jour l'universCherchera sous vos ruinesCeux qui vivront dans mes vers.

Juges, vous le savez,‖ et dans tout cet empireMon charme est plus connu‖ que l'air qu'on y respire ;C'est le seul entretien‖ que l'on prise aujourd'hui :Pour comble de bonheur,‖ Alcandre en est l'appui.Je n'en dirai pas plus,‖ de peur que sa puissanceN'oblige vos esprits‖ à quelque déférence.Vous jugez bien pourtant‖ quelle est une beautéQui possède son cœur,‖ et qui l'a mérité ;Mais, sans vous prévenir‖ par les traits du bien dire,Je répondrai par ordre,‖ et cela doit suffire.

On diroit que ces arts‖ méritent tous le prix.Chaque fée a sans doute‖ ébranlé les esprits ;Toutes semblent d'abord‖ terminer la querelle.La première a fait voir‖ le besoin qu'on a d'elle.Si j'ai de son discours‖ marqué les plus beaux traits,Elle loge les dieux,‖ et moi je les ai faits.

Ce mot est un peu vain,‖ et pourtant véritable :Ceux qui se font servir‖ le nectar à leur table,Sous le nom de héros‖ ont mérité mes vers ;Je les ai déclarés‖ maîtres de l'univers.O vous qui m'écoutez,‖ troupe noble et choisie,Ainsi qu'eux quelque jour‖ vous vivrez d'ambrosie ;Mais Alcandre lui-même‖ auroit beau l'espérer,S'il n'imploroit mon art‖ pour la lui préparer.Ce point tout seul devroit‖ me donner gain de cause :Rendre un homme immortel‖ sans doute est quelque chose :Apellanire peut‖ par ses savantes mainsL'exposer pour un temps‖ aux regards des humains :Pour moi, je lui bâtis‖ un temple en leur mémoire ;Mais un temple plus beau,‖ sans marbre et sans ivoire,Que ceux où d'autres arts,‖ avec tous leurs efforts,De l'univers entier‖ épuisent les trésors.Par le second discours‖ on voit que la peintureSe vante de tenir‖ école d'imposture,Comme si de cet art‖ les prestiges puissantsPouvoient seuls rappeler‖ les morts et les absents !Ce sont pour moi des jeux :‖ on ne lit point Homère,Sans que tantôt Achille‖ à l'âme si colère,Tantôt Agamemnon‖ au front majestueux,Le bien-disant Ulysse,‖ Ajax l'impétueux,Et maint autre héros‖ offre aux yeux son image :Je les fais tous parler,‖ c'est encor davantage.La peinture après tout‖ n'a droit que sur les corpsIl n'appartient qu'à moi‖ de montrer les ressortsQui font mouvoir une âme,‖ et la rendent visible :Seule j'expose aux sens‖ ce qui n'est pas sensible,Et, des mêmes couleurs‖ qu'on peint la vérité,Je leur expose encor‖ ce qui n'a point été.Si pour faire un portrait‖ Apellanire excelle,On m'y trouve du moins‖ aussi savante qu'elle ;Mais je fais plus encore,‖ et j'enseigne aux amantsA fléchir leurs amours‖ en peignant leurs tourments.Les charmes qu'Hortésie‖ épand sous ses ombragesSont plus beaux dans mes vers‖ qu'en ses propres ouvrages ;Elle embellit les fleurs‖ de traits moins éclatants :C'est chez moi qu'il faut voir‖ les trésors du printemps.Enfin, j'imite tout‖ par mon savoir suprême ;Je peins, quand il me plaît,‖ la peinture elle-même.Oui, beaux-arts, quand je veux,‖ j'étale vos attraits :Pouvez-vous exprimer‖ le moindre de mes traits ?Si donc j'ai mis les dieux‖ au-dessus de l'envie ;Si je donne aux mortels‖ une seconde vie ;Si maint œuvre de moi,‖ solide autant que beau,Peut tirer un héros‖ de la nuit du tombeau ;Si, mort en ses neveux,‖ dans mes vers il respire ;Si je le rends présent‖ bien mieux qu'Apellanire ;Si de Palatiane,‖ au prix de mes efforts,Les monuments ne sont‖ ni durables, ni forts ;Si souvent Hortésie‖ est peinte en mes ouvrages,Et si je fais parler‖ ses fleurs et ses ombrages,Juges, qu'attendez-vous ?‖ et pourquoi consulter ?Quel art peut mieux que moi‖ cet écrin mériter ?Ce n'est point sa valeur‖ où j'ai voulu prétendre :Je n'ai considéré‖ que le portrait d'Alcandre.On sait que les trésors‖ me touchent rarement ;Mes veilles n'ont pour but‖ que l'honneur seulement :Gardez ce diamant‖ dont le prix est extrême,Je serai riche assez‖ pourvu qu'Alcandre m'aime.

Versification

Forme
Strophes variées
Rimes
125[aa] 24[abab] 1[aabab]
Mètre
Alexandrins et octosyllabes (224 de 12, 97 de 8, 30 de 7, 1 de 10)· profil 7, 8, 4+6, 6+6
Mots à la rime
a main / romain masculine, classiqueb grâces / traces féminine, classiquec art / hasard masculine, classiqued inexprimable / aimable féminine, classiquee admis / amis masculine, classiquef largesse / sagesse féminine, classiqueg plaisir / choisir masculine, classiqueh muse / d'excuse féminine, classiquei l'accorder / commander masculine, classiquej tyre / Zéphyre féminine, classiquek l'univers / vers masculine, classiquel merveilles / veilles féminine, classiquem généreux / malheureux masculine, classiquen disparurent / concoururent féminine, classiqueo pleurs / malheurs masculine, classiquep fées / trophées féminine, classiqueq j'entrepris / prix masculine, classiquea contestés / beautés masculine, classiqueb pensée / forcée féminine, classiqueb commencer / adresser masculine, classiquec dire / Apellanire féminine, classiqued aujourd'hui / d'appui masculine, classiquee ouvrage / l'image féminine, classiquef imparfaitement / firmament masculine, classiqueg autres / Nôtres féminine, classiqueh charmants / ornements masculine, classiquei savante / parlante féminine, classiquej voix / bois masculine, classiquek haleine / fontaine féminine, classiquel cailloux / doux masculine, classiquem nécessaire / plaire féminine, classiquen habités / cités masculine, classiqueo villes / asiles féminine, classiquep souhaits / palais masculine, classiqueq manière / singulière féminine, classiquer majesté / simplicité masculine, classiques d'Oronte / honte féminine, classiquet loi / moi masculine, classiqueu idolâtres / amphithéâtres féminine, classiquev lieux / dieux masculine, classiquew sollicite / mérite féminine, classiquex parvenir / l'obtenir masculine, classiquea frivoles / paroles féminine, classiqueb voix / lois masculine, classiquec savantes / suivantes féminine, classiqued m'ébranler / parler masculine, classiquee même / suprême féminine, classiquef pas / appas masculine, classiqueg nécessaire / faire féminine, classiqueh humains / mains masculine, classiquei d'asile / utile féminine, classiquej seulement / enchantement masculine, classiquek exprimée / fée féminine, classiquel pesé / abusé masculine, classiquem magie / vie féminine, classiquen corps / morts masculine, classiqueo nature / l'imposture féminine, classiquep mains / humains masculine, classiqueq terre / guerre féminine, classiquer yeux / cieux masculine, classiques découvre / s'ouvre féminine, classiquet voir / soir masculine, classiqueu brillantes / savantes féminine, classiquev cités / beautés masculine, classiquew naufrages / ouvrages féminine, classiquex horreur / fureur masculine, classiquey traces / Grâces féminine, classiquez secours / amours masculine, classiquea cruelle / belle féminine, classiqueb aimé / animé masculine, classiquec flammes / dames féminine, classiqued prix / esprits masculine, classiquea parler / couler masculine, classiqueb langage / l'ombrage féminine, classiquec nouveau / beau masculine, classiqued tranquilles / villes féminine, classiquee séjours / cours masculine, classiquea alcyons / passions masculine, classiqueb l'orage / courage féminine, classiquec transports / efforts masculine, classiqued violence / silence féminine, classiquee cours / discours masculine, classiqueb habile / asile féminine, classiquec dessein / sein masculine, classiqued homme / Rome féminine, classiquee verts / l'univers masculine, classiquea projets / sujets masculine, classiqueb provinces / princes féminine, classiquec rois / autrefois masculine, classiqued Thessalie / d'Œbalie féminine, classiquee achetés / beautés masculine, classiquea d'ennuis / fruits masculine, classiqueb choses / roses féminine, classiquec vents / torrents masculine, classiqued glace / grâce féminine, classiquee verts / hivers masculine, classiquea pareil / sommeil masculine, classiqueb charmes / alarmes féminine, classiquec désirs / zéphyrs masculine, classiqued importune / fortune féminine, classiquee bois / rois masculine, classiquea fleurs / pleurs masculine, classiqueb Flore / l'Aurore féminine, classiquec jardins / mains masculine, classiqued nonpareilles / merveilles féminine, classiquee bois / choix masculine, classiquea cristal / canal masculine, classiqueb différentes / jaillissantes féminine, classiquec degrés / précipités masculine, classiqued roule / coule féminine, classiquee lieux / yeux masculine, classiquea longtemps / printemps masculine, classiquec bois / fois masculine, classiqued ombrages / ouvrages féminine, classiquea moment / charmant masculine, classiqueb fée / trophée féminine, classiquec éclatants / printemps / inconstants masculine, classiquea Calliopée / fée féminine, classiqueb vieux / dieux masculine, classiquec immortelle / querelle féminine, classiquea amers / mers masculine, classiqueb pyramides / solides féminine, classiquec monuments / bâtiments masculine, classiquea ouvrages / âges féminine, classiqueb ruiner / miner masculine, classiquec combattre / abattre féminine, classiquea fameux / neveux masculine, classiqueb poussière / matière féminine, classiquec seulement / éternellement masculine, classiquea noms / sons masculine, classiqueb machines / ruines féminine, classiquea empire / respire féminine, classiqueb aujourd'hui / l'appui masculine, classiquec puissance / déférence féminine, classiqued beauté / mérité masculine, classiquee dire / suffire féminine, classiqueb querelle / d'elle féminine, classiquec traits / faits masculine, classiquea véritable / table féminine, classiqueb vers / l'univers masculine, classiquec choisie / d'ambrosie féminine, classiqued l'espérer / préparer masculine, classiquee cause / chose féminine, classiqueg mémoire / ivoire féminine, classiqueh efforts / trésors masculine, classiquei peinture / d'imposture féminine, classiquej puissants / absents masculine, classiquek Homère / colère féminine, classiquel majestueux / l'impétueux masculine, classiquem image / davantage féminine, classiquen corps / ressorts masculine, classiqueo visible / sensible féminine, classiquep vérité / été masculine, classiqueq excelle / qu'elle féminine, classiquer amants / tourments masculine, classiquet éclatants / printemps masculine, classiqueu suprême / elle-même féminine, classiquev attraits / traits masculine, classiquew l'envie / vie féminine, classiquex beau / tombeau masculine, classiquey respire / qu'Apellanire féminine, classiquez efforts / forts masculine, classiquea ouvrages / ombrages féminine, classiqueb consulter / mériter masculine, classiquec prétendre / d'Alcandre féminine, classiqued rarement / seulement masculine, classiquee extrême / m'aime féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

352 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources