Œuvres diverses I, 1658‑1694· Les amours de psyché et de cupidon 1669
Psyché
LIVRE SECOND
Que nos plaisirs passés‖ augmentent nos supplices !Qu'il est dur d'éprouver,‖ après tant de délices,Les cruautés du sort !Falloit-il être heureuse‖ avant qu'être coupable ?Et si de me haïr,‖ Amour, tu fus capable,Pourquoi m'aimer d'abord ?
Que ne punissois-tu‖ mon crime par avance ?Il est bien temps d'ôter‖ à mes yeux ta présence,Quand tu luis dans mon cœur !Encor si j'ignorois‖ la moitié de tes charmes !Mais je les ai tous vus ;‖ j'ai vu toutes les armesQui te rendent vainqueur.
J'ai vu la beauté même‖ et les grâces dormantes.Un doux ressouvenir‖ de cent choses charmantesMe suit dans les déserts.L'image de ces biens‖ rend mes maux cent fois pires.Ma mémoire me dit :‖ Quoi ! Psyché, tu respires,Après ce que tu perds ?
Cependant il faut vivre :‖ Amour m'a fait défenseD'attenter sur des jours‖ qu'il tient en sa puissance,Tout malheureux qu'ils sont.Le cruel veut, hélas !‖ que mes mains soient captives.Je n'ose me soustraire‖ aux peines excessivesQue mes remords me font.
C'est ainsi qu'en un bois‖ Psyché contoit aux arbresSa douleur, dont l'excès‖ faisoit fendre les marbres.Habitants de ces lieux,Rochers, qui l'écoutiez‖ avec quelque tendresse,Souvenez-vous des pleurs‖ qu'au fort de sa tristesseOnt versés ses beaux yeux.
De par la reine de Cythère,Soient, dans l'un et l'autre hémisphère,Tous humains dûment avertisQu'elle a perdu‖ certaine esclave blonde,Se disant femme de sou fils,Et qui court à présent le monde.Quiconque enseignera‖ sa retraite à Vénus,Comme c'est chose qui la touche,Aura trois baisers de sa bouche ;Qui la lui livrera,‖ quelque chose de plus.
Là les lis lui servoient‖ de trône et d'oreillers :Des escadrons d'Amours,‖ chez Psyché familiers,Furent chassés de cet asile.Le pleurer leur fut inutile :Rien ne put attendrir‖ les trois filles d'enfer ;Leurs cœurs furent d'acier,‖ leurs mains furent de fer.La belle eut beau souffrir :‖ il fallut que ses peinesAllassent jusqu'au point‖ que les sœurs inhumainesCraignirent que Clothon‖ ne survînt à son tour.Ah ! trop impitoyable Amour !En quels lieux étois-tu ?‖ dis, cruel ! dis, barbare !C'est toi, c'est ton plaisir‖ qui causa sa douleur :Oui, tigre ! c'est toi seul‖ qui t'en dois dire auteur ;Psyché n'eût rien souffert‖ sans ton courroux bizarre.Le bruit de ses clameurs‖ s'est au loin répandu ;Et tu n'en as rien entendu !Pendant tous ces tourments‖ tu dormois, je le gage :Car ta brûlure n'étoit rien :La belle en a souffert‖ mille fois davantageSans l'avoir mérité si bien.Tu devois venir voir‖ empourprer cet albâtre ;Il falloit amener‖ une troupe de Ris :Des souffrances d'un corps‖ dont tu fus idolâtreVous vous seriez tous divertis.Hélas ! Amour, j'ai tort :‖ tu répandis des larmesQuand tu sus de Psyché‖ la peine et le tourment ;Et tu lui fis trouver‖ un baume pour ses charmesQui la guérit en un moment.
Dragon, gentil dragon‖ à la gorge béante,Je suis messagère des dieux :Ils m'ont envoyée en ces lieuxT'annoncer que bientôt‖ une jeune serpente,Et qui change au soleil‖ de couleur comme toi,Viendra partager ton emploi.Tu te dois ennuyer‖ à faire cette vie ;Amour t'enverra compagnie.Dragon, gentil dragon,‖ que te dirai-je encorQui te chatouille et qui te plaise ?Ton dos reluit comme fin or :Tes yeux sont flambants comme braise.Ta te peux rajeunir‖ sans dépouiller ta peau.Quelle félicité‖ d'avoir chez toi cette eau !Si tu veux t'enrichir,‖ permets que l'on y puise ;Quelque tribut qu'il faille,‖ il te sera porté :J'en sais qui, pour avoir‖ cette commodité,Donneront jusqu'à leur chemise.
Il en vient des climats‖ où commande l'Aurore,De ceux que ceint Thétis,‖ et l'Océan encore ;L'Indien dégarnit‖ toutes ses régions ;Le Garamante envoie‖ aussi ses légions ;Il en part du couchant‖ des nations entières ;Le nord ni le midi‖ n'ont plus de fourmilières ;Il semble qu'on en ait‖ épuisé l'univers :Les chemins en sont noirs,‖ les champs en sont couverts ;Maint vieux chêne en fournit‖ des cohortes nombreuses ;Il n'est arbre mangé‖ qui sous ses voûtes creusesSouffre que de ce peuple‖ il reste un seul essaim :Tout déloge ; et la terre‖ en tire de son sein.
L'éthiopique gent‖ arrive, et se partage.On crée en chaque troupe‖ un maître de l'ouvrage.Il a l'œil sur sa bande ;‖ aucun n'ose faillir.On entend un bruit sourd ;‖ le mont semble bouillir.Déjà son tour décroît,‖ sa hauteur diminue.A la soudaineté‖ l'ordre aussi contribue.Chacun a son emploi‖ parmi les travailleurs :L'un sépare le grain‖ que l'autre emporte ailleurs.
Le monceau disparoît‖ ainsi que par machine.Quatre tas différents‖ réparent sa ruine :De blé, riche présent‖ qu'à l'homme ont fait les cieux ;De mil, pour les pigeons‖ manger délicieux ;De seigle, au goût aigret ;‖ d'orge rafraîchissante,Qui donne aux gens du nord‖ la cervoise engraissante.Telles l'on démolit‖ les maisons quelquefois :La pierre est mise à part ;‖ à part se met le bois ;On voit comme fourmis‖ gens autour de l'ouvrage.En son être premier‖ retourne l'assemblage :Là sont des tas confus‖ de marbres non gravés,Et là les ornements‖ qui se sont conservés.
Le royaume des morts‖ a plus d'une avenue :Il n'est route qui soit‖ aux humains si connue.Des quatre coins du monde‖ on se rend aux enfers ;Tisiphone les tient‖ incessamment ouverts.La faim, le désespoir,‖ les douleurs, le long âge,Mènent par tous endroits‖ à ce triste passage ;Et quand il est franchi,‖ les filles du DestinFilent aux habitants‖ une nuit sans matin.Orphée a toutefois‖ mérité par sa lyreDe voir impunément‖ le ténébreux empire.Psyché par ses appas‖ obtint même faveur :Pluton sentit pour elle‖ un moment de ferveur :Proserpine craignit‖ de se voir détrônée,Et la boîte de fard‖ à l'instant fut donnée.L'esclave de Vénus,‖ sans guide et sans secours,Arriva dans les lieux‖ où le Styx fait son cours.Sa cruelle ennemie‖ eut soin que le CerbèreLui lançât des regards‖ enflammés de colère.Par les monstres d'enfer‖ rien ne fut épargné.Elle vit ce qu'en ont‖ tant d'auteurs enseigné.Mille spectres hideux,‖ les hydres, les harpyes,Les triples Géryons,‖ les mânes des Tityes,Présentoient à ses yeux‖ maint fantôme trompeurDont le corps retournoit‖ aussitôt en vapeur.Les cantons destinés‖ aux ombres criminelles,Leurs cris, leur désespoir,‖ leurs douleurs éternelles,Tout l'attirail qui suit‖ tôt ou tard les méchants,La remplirent de crainte‖ et d'horreur pour ces champs.Là, sur un pont d'airain,‖ l'orgueilleux Salmonée,Triste chef d'une troupe‖ aux tourments condamnée,S'efforçoit de passer‖ en des lieux moins cruels,Et partout rencontrait‖ des feux continuels.Tantale aux eaux du Styx‖ portait en vain sa bouche,Toujours proche d'un bien‖ que jamais il ne touche :Et Sisyphe en sueur‖ essayoit vainementD'arrêter son rocher‖ pour le moins un moment.Là les sœurs de Psyché,‖ dans l'importune glaceD'un miroir que sans cesse‖ elles avoient en face,Revoyoient leur cadette‖ heureuse, et dans les bras,Non d'un monstre effrayant,‖ mais d'un dieu plein d'appas.En quelque lieu qu'allât‖ cette engeance maudite,Le miroir se plaçoit‖ toujours à l'opposite.Pour les tirer d'erreur,‖ leur cadette accourut ;Mais ce couple s'enfuit‖ sitôt qu'elle parut.Non loin d'elles Psyché‖ vit l'immortelle tâcheOù les cinquante sœurs‖ s'exercent sans relâche.La belle les plaignit,‖ et ne put sans frémirVoir tant de malheureux‖ occupés à gémir.Chacun trouvoit sa peine‖ au plus haut point montée :Ixion souhaitait‖ le sort de Prométhée ;Tantale eût consenti,‖ pour assouvir sa faim,Que Pluton le livrât‖ à des flammes sans fin.En un lieu séparé‖ l'on voit ceux de qui l'âmeA violé les droits‖ de l'amoureuse flamme,Offensé Cupidon,‖ méprisé ses autels,Refusé le tribut‖ qu'il impose aux mortels.Là souffre un monde entier‖ d'ingrates, de coquettes :Là Mégère punit‖ les langues indiscrètes,Surtout ceux qui, tachés‖ du plus noir des forfaits,Se sont vantés d'un bien‖ qu'on ne leur fit jamais.Par de cruels vautours‖ l'inhumaine est rongée ;Dans un fleuve glacé‖ la volage est plongée ;Et l'insensible expie‖ en des lieux embrasés,Aux yeux de ses amants,‖ les maux qu'elle a causés.Ministres, confidents,‖ domestiques perfides,Y lassent sous les fouets‖ les bras des Euménides.Près d'eux sont les auteurs‖ de maint hymen forcé,L'amant chiche, et la dame‖ au cœur intéressé ;La troupe des censeurs,‖ peuple à l'amour rebelle ;Ceux enfin dont les vers‖ ont noirci quelque belle.
Vous sous qui tout fléchit,‖ déités dont les loisTraitent également‖ les bergers et les rois ;Ni le désir de voir,‖ ni celui d'être vue,Ne me font visiter‖ une cour inconnue :J'ai trop appris, hélas !‖ par mes propres malheurs,Combien de tels plaisirs‖ engendrent de douleurs.Vous voyez devant vous‖ l'esclave infortunéeQu'à des larmes sans fin‖ Vénus a condamnée.C'est peu pour son courroux‖ des maux que j'ai soufferts :Il faut chercher encore‖ un fard jusqu'aux enfers.Reine de ces climats,‖ faites qu'on me le donne.Il porte votre nom ;‖ et c'est ce qui m'étonne.Ne vous offensez point,‖ déesse aux traits si doux ;On s'aperçoit assez‖ qu'il n'est pas fait pour vous.Plaire sans fard est chose‖ aux déesses facile :A qui ne peut vieillir‖ cet art est inutile.C'est moi qui dois tâcher,‖ en l'état où je suis,A réparer le tort‖ que m'ont fait les ennuis.Mais j'ai quitté le soin‖ d'une beauté fatale.La nature souvent‖ n'est que trop libérale.Plût au sort que mes traits,‖ à présent sans éclat,N'eussent jamais paru‖ que dans ce triste état !Mes sœurs les envioient :‖ que mes sœurs étaient folles !D'abord je me repus‖ d'espérances frivoles.Enfin l'Amour m'aima :‖ je l'aimai sans le voir.Je le vis, il s'enfuit,‖ rien ne put l'émouvoir ;Il me précipita‖ du comble de la gloire.Souvenirs de ces temps,‖ sortez de ma mémoire.Chacun sait ce qui suit.‖ Maintenant dans ces lieuxJe viens pour obtenir‖ un fard si précieux.Je n'en mérite pas‖ la faveur singulière ;Mais le nom de l'Amour‖ se joint à ma prière.Vous connoissez ce dieu :‖ qui ne le connoît pas ?S'il descend pour vous plaire‖ au fond de ces climats,D'une boîte de fard‖ récompensez sa femme :Ainsi durent chez vous‖ les douceurs de sa flamme !Ainsi votre bonheur‖ puisse rendre envieuxCelui qui pour sa part‖ eut l'empire des cieux !
O douce Volupté,‖ sans qui, dès notre enfance,Le vivre et le mourir‖ nous deviendraient égaux ;Aimant universel‖ de tous les animaux,Que tu sais attirer‖ avecque violence !Par toi tout se meut ici-bas.C'est pour toi, c'est pour tes appas,Que nous courons après la peine :Il n'est soldat, ni capitaine,Ni ministre d'État,‖ ni prince, ni sujet,Qui ne t'ait pour unique objet.Nous autres nourrissons,‖ si, pour fruit de nos veilles,Un bruit délicieux‖ ne charmoit nos oreilles,Si nous ne nous sentions‖ chatouillés de ce son,Ferions-nous un mot de chanson ?Ce qu'on appelle gloire‖ en termes magnifiques,Ce qui servoit de prix‖ dans les jeux olympiques,N'est que toi proprement,‖ divine Volupté.Et le plaisir des sens‖ n'est-il de rien compté ?Pourquoi sont faits les dons de Flore,Le Soleil couchant et l'Aurore,Pomone et ses mets délicats,Bacchus, l'âme des bons repas,Les forêts, les eaux, les prairies,Mères des douces rêveries ?Pourquoi tant de beaux-arts,‖ qui tous sont tes enfants ?Mais pourquoi les Chloris‖ aux appas triomphants,Que pour maintenir ton commerce ?J'entends innocemment :‖ sur son propre désirQuelque rigueur que l'on exerce,Encore y prend-on du plaisir.
Volupté, Volupté,‖ qui fus jadis maîtresseDu plus bel esprit de la Grèce,Ne me dédaigne pas,‖ viens-t'en loger chez moi ;Tu n'y seras pas sans emploi :J'aime le jeu, l'amour,‖ les livres, la musique,La ville et la campagne,‖ enfin tout ; il n'est rienQui ne me soit souverain bien,Jusqu'au sombre plaisir‖ d'un cœur mélancolique.Viens donc ;.et de ce bien,‖ ô douce Volupté,Veux-tu savoir au vrai‖ la mesure certaine ?Il m'en faut tout au moins‖ un siècle bien compté ;Car trente ans ce n'est pas la peine.
Il sembloit qu'il se fût paréPour plaire aux filles de Nérée ;Dans un nuage bigarréIl se coucha cette soirée.L'air étoit peint de cent couleurs :Jamais parterre plein de fleursN'eut tant de sortes de muances.Aucune vapeur ne gâtoit,Par ses malignes influences,Le plaisir qu'Acanthe goûtoit.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 99[aa] 11[abba] 9[abab]
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (215 de 12, 52 de 8, 10 de 6, 1 de 10)· profil 6, 8, 4+6, 6+6
- Mots à la rime
- a supplices / délices féminine, classiqueb sort / d'abord masculine, classiquec coupable / capable féminine, classiquea avance / présence féminine, classiqueb cœur / vainqueur masculine, classiquec charmes / armes féminine, classiquea dormantes / charmantes féminine, classiqueb déserts / perds masculine, classiquec pires / respires féminine, classiquea défense / puissance féminine, classiqueb sont / font masculine, classiquec captives / excessives féminine, classiquea arbres / marbres féminine, classiqueb lieux / yeux masculine, classiquec tendresse / tristesse féminine, classiquea Cythère / hémisphère féminine, classiqueb avertis / fils masculine, classiquec blonde / monde féminine, classiqued Vénus / plus masculine, classiquee touche / bouche féminine, classiquea d'oreillers / familiers masculine, classiqueb asile / inutile féminine, classiquec d'enfer / fer masculine, classiqued peines / inhumaines féminine, classiquee tour / Amour masculine, classiquef barbare / bizarre féminine, classiqueg douleur / auteur masculine, classiqueh répandu / entendu masculine, classiquei gage / davantage féminine, classiquej rien / bien masculine, classiquek albâtre / idolâtre féminine, classiquel Ris / divertis masculine, classiquem larmes / charmes féminine, classiquen tourment / moment masculine, classiquea béante / serpente féminine, classiqueb dieux / lieux masculine, classiquec toi / emploi masculine, classiqued vie / compagnie féminine, classiquee encor / or masculine, classiquef plaise / braise féminine, classiqueg peau / eau masculine, classiqueh puise / chemise féminine, classiquei porté / commodité masculine, classiquea l'Aurore / encore féminine, classiqueb régions / légions masculine, classiquec entières / fourmilières féminine, classiqued l'univers / couverts masculine, classiquee nombreuses / creuses féminine, classiquef essaim / sein masculine, classiquea partage / l'ouvrage féminine, classiqueb faillir / bouillir masculine, classiquec diminue / contribue féminine, classiqued travailleurs / ailleurs masculine, classiquea machine / ruine féminine, classiqueb cieux / délicieux masculine, classiquec rafraîchissante / engraissante féminine, classiqued quelquefois / bois masculine, classiquee l'ouvrage / l'assemblage féminine, classiquef gravés / conservés masculine, classiquea avenue / connue féminine, classiqueb enfers / ouverts masculine, classiquec âge / passage féminine, classiqued Destin / matin masculine, classiquee lyre / empire féminine, classiquef faveur / ferveur masculine, classiqueg détrônée / donnée féminine, classiqueh secours / cours masculine, classiquei Cerbère / colère féminine, classiquej épargné / enseigné masculine, classiquek harpyes / Tityes féminine, classiquel trompeur / vapeur masculine, classiquem criminelles / éternelles féminine, classiquen méchants / champs masculine, classiqueo Salmonée / condamnée féminine, classiquep cruels / continuels masculine, classiqueq bouche / touche féminine, classiquer vainement / moment masculine, classiques glace / face féminine, classiquet bras / d'appas masculine, classiqueu maudite / l'opposite féminine, classiquev accourut / parut masculine, classiquew tâche / relâche féminine, classiquex frémir / gémir masculine, classiquey montée / Prométhée féminine, classiquez faim / fin masculine, classiquea l'âme / flamme féminine, classiqueb autels / mortels masculine, classiquec coquettes / indiscrètes féminine, classiqued forfaits / jamais masculine, classiquee rongée / plongée féminine, classiquef embrasés / causés masculine, classiqueg perfides / Euménides féminine, classiqueh forcé / intéressé masculine, classiquei rebelle / belle féminine, classiquea lois / rois masculine, classiqueb vue / inconnue féminine, classiquec malheurs / douleurs masculine, classiqued infortunée / condamnée féminine, classiquee soufferts / enfers masculine, classiquef donne / m'étonne féminine, classiqueg doux / vous masculine, classiqueh facile / inutile féminine, classiquei suis / ennuis masculine, classiquej fatale / libérale féminine, classiquek éclat / état masculine, classiquel folles / frivoles féminine, classiquem voir / l'émouvoir masculine, classiquen gloire / mémoire féminine, classiqueo lieux / précieux masculine, classiquep singulière / prière féminine, classiqueq pas / climats masculine, classiquer femme / flamme féminine, classiques envieux / cieux masculine, classiquea enfance / violence féminine, classiqueb égaux / animaux masculine, classiquec ici-bas / appas masculine, classiqued peine / capitaine féminine, classiquee sujet / objet masculine, classiquef veilles / oreilles féminine, classiqueg son / chanson masculine, classiqueh magnifiques / olympiques féminine, classiquei Volupté / compté masculine, classiquej Flore / l'Aurore féminine, classiquek délicats / repas masculine, classiquel prairies / rêveries féminine, classiquem enfants / triomphants masculine, classiquen commerce / exerce féminine, classiqueo désir / plaisir masculine, classiquea maîtresse / Grèce féminine, classiqueb moi / emploi masculine, classiquec musique / mélancolique féminine, classiquef certaine / peine féminine, classiquea paré / bigarré masculine, classiqueb Nérée / soirée féminine, classiquec couleurs / fleurs masculine, classiqued muances / influences féminine, classiquee gâtoit / goûtoit masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
278 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources