L’adieu, 1873
VI. « C’était le bruit de sa bottine »
C’était le bruit de sa bottineA travers ce que je rêvais,Ou sa tête penchée et finePrès de mon front, quand j’écrivais.
Elle fit ce manège d’angeDeux beaux étés et deux hivers.Je disais : « Cela me dérange,« Et je ne ferai pas de vers. »
Elle remuait tout de même ;La plume me tombait des doigts.— Parfums légers de ce qu’on aime,Musique éteinte de sa voix !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a bottine / fine féminine, classiqueb rêvais / j’écrivais masculine, classiquea d’ange / dérange féminine, classiqueb hivers / vers masculine, classiquea même / aime féminine, classiqueb doigts / voix masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après l’Adieu, Alphonse Lemerre, éditeur, 1873· numérisation wikisource.org· Sources