L’adieu, 1873
XXVIII. « Il ne faut pas les appeler cruelles »
Il ne faut pas‖ les appeler cruelles :Elles le sont‖ tout naturellement,Comme les fleurs,‖ quelquefois les plus belles,Dont le parfum‖ fait qu’on meurt en dormant.
Quand la fraîcheur‖ pure de leur haleineEmbaume l'air‖ et flotte autour de nous.C’est un vertige,‖ et la chambre en est pleine,Et des langueurs‖ fléchissent nos genoux.
C’est leur vertu,‖ ce n’est pas leur envieD’être un péril :‖ tout poison est normal.Ô douces fleurs,‖ ô roses de la vie,Vous exhalez‖ le bien comme le mal !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a cruelles / belles féminine, classiqueb naturellement / dormant masculine, classiquea haleine / pleine féminine, classiqueb nous / genoux masculine, classiquea envie / vie féminine, classiqueb normal / mal masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après l’Adieu, Alphonse Lemerre, éditeur, 1873· numérisation wikisource.org· Sources