Les stances, 1899· Le cinquième livre des stances
XI. « Bien qu’ainsi tu te couronnes »
Bien qu’ainsi tu te couronnesD’une écume au goût amer,Étang, qui, pâle, frissonnes,Tu n’es pas encor la mer.Non, c’est la ligne menueDe ce sombre azur là-basQui mon âme a seule émue,Mes yeux ne la quittent pas ;Ils dévorent la distance,Mes yeux, coureurs sans repos,Mais mon amour les devanceEt se mêle avec les flots.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 3[abab]
- Mètre
- Heptasyllabes
- Mots à la rime
- a couronnes / frissonnes féminine, classiqueb amer / mer masculine, classiquec menue / émue féminine, classiqued là-bas / pas masculine, classiquee distance / devance féminine, classiquef repos / flots masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Stances, Paris, Société du Mercure de France, 1905· numérisation wikisource.org· Sources