Bonheur manqué, 1889
XXXII. « J’ai ramassé l’œillet comme une fleur perdue »
Concours hippique.
Avril,
J’ai ramassé l’œillet comme une fleur perdue ;Puisque tu dois venir, hâte l’heure attendue ;Tu vois bien que je t’aime et que tu m’appartiens.
Oh ! je te donnerai l’ivresse du parjure,Mon front sur ton épaule, et sous ta chevelure,De crainte que mes yeux fassent baisser les tiens.
6 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Bonheur manqué, Paris, Paul Ollendorff, éditeur, 1889· numérisation books.google.com· Sources