Bonheur manqué, 1889
XIX. « Nous resterons longtemps ensemble »
turpis amor.
Nov.,
Nous resterons longtemps ensemble,Oh ! bien longtemps, promets-le-moi.Celle que j’aime te ressemble,Elle est fragile comme toi.
Mais par malheur elle était sageEt disparut vers le printemps.On assure qu’elle voyage ;Voilà six mois que je l’attends.
Je te dirai les poésiesQue j’écrivis pour la troubler ;Et tu plaindras mes jalousies,En écoutant ma voix trembler.
Nous passerons devant sa porte,Et, tu verras, je pâlirai ;Nous causerons de cette morte,Et pour tes pleurs, je te paîrai.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Bonheur manqué, Paris, Paul Ollendorff, éditeur, 1889· numérisation books.google.com· Sources