Premiers poèmes, 1885‑1890· Apaisement 1886
Émail
…Comme les Dames
Du temps jadis…FRANCIS VIELÉ-GRIFFIN.
Vous auriez bien porté les robes blasonnéesDont les roides brocarts parsemés d’écussonsA champ d’azur chargé de guivres contournéesGlissent sur les pavés en somptueux frissonsAvec le frôlement des étoffes traînées.
Et je vous ai rêvée impératrice ou reineDe quelque ancien pays qui n’exista jamais ;Dans un Palais d’où l’on verrait la mer sereineOù vogue sur des flots aplanis et calmésUn navire ayant à la proue une Sirène.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Premiers poèmes, Mercure de France, Paris, 1907· numérisation gallica.bnf.fr· Sources