Premiers poèmes, 1885‑1890· Sites 1887
XXIII. « Le son du clairon va, vibre et meurt aux échos »
Le son du clairon va, vibre et meurt aux échos,Appel impérieux aux suprêmes victoires,Et voici que, parmi les blancheurs et les gloiresDes marbres purs et des grands lis pontificaux,
La Guerrière aux yeux clairs d’acier -glaives et faulxLa Déesse des Jeux et des Luttes notoiresDont le renom pare les fastes des HistoiresArrête ici l’essor de ses vols triomphaux !
Et radieuse, avec ses ailes éployées,Elle jette à deux mains les palmes octroyéesA ceux qui, dans l’émoi du tumulte marin,
Ont guidé sur la Mer sanglante de massacresL’élan véloce et sûr des galères d’airainQui portent à la proue un de ses simulacres.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Premiers poèmes, Mercure de France, Paris, 1907· numérisation gallica.bnf.fr· Sources