Premiers poèmes, 1885‑1890· Les lendemains 1885
Les sources
Comme de sources invisiblesDans l’ombre des bois endormisSortent des murmures amisEt des fuites d’ondes paisibles
Qui se perdent dans les fraîcheursDes fougères à tiges roussesEt dans l’emmêlement des moussesEn de sinueuses blancheurs ;
En des paroles prononcéesBas à votre oreille, je veuxDire le trouble des aveuxEt le secret de mes pensées,
Et, comme un flot doux et berceurQui nourrit et baigne les sèves,Faire pour vous couler les rêvesSortis de la source du cœur.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Premiers poèmes, Mercure de France, Paris, 1907· numérisation gallica.bnf.fr· Sources