Premiers poèmes, 1885‑1890· Poésies diverses 1886-1890
Lied
Au fond d’un soir, près de la Mer,J’ai vu la Ville au fond d’un soirDe pourpre pâle et d’argent clair,La Ville de marbre et de fer
J’ai vu la maison et la porte— Un soir de sang est sur la mer —Le vent envenime la torcheAu seuil que rougit l’âtre clair…
Le vent brusque a fermé la porte.
La Mort passait avec l’Espoir.Leur ombre double est sur la merD’argent pâle sous un ciel noir,Et depuis le temps m’est amer
15 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Premiers poèmes, Mercure de France, Paris, 1907· numérisation gallica.bnf.fr· Sources