Premiers poèmes, 1885‑1890· Poésies diverses 1886-1890
Stèle
Le geste blanc de ses mains calmesÉcarte l’ombre autour de l’urneOù, sous un croisement de palmes,Gît une cendre taciturne ;
Elle écoute à travers l’albâtreDes parois, comme en une tombe,Le papillon de l’âme battreDe ses ailes le flanc qui bombe
Du vase funèbre et sonoreOù s’anime, humble et diaphane,Avec la lune pour auroreUn vol de phalène ou de mânes,
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Premiers poèmes, Mercure de France, Paris, 1907· numérisation gallica.bnf.fr· Sources