Premiers poèmes, 1885‑1890· Poésies diverses 1886-1890
Tapisserie
Jusqu’au soir s’est cabré dans l’or le jeu des joutesParmi les fleurs de sang, de soleil et d’été !Les Mendiants en rond burent le vin des outresAux chances du Superbe et du Déshérité.
Jusqu’au soir a chanté le vin des belles fêtesParmi les fleurs d’été, de soleil et de sang,Et l’écho salua le vainqueur apparaîtreFouler le fruit fendu du casque déhiscent.
Jusqu’au soir on a bu le vin des larges outres ;Le prix de l’escarboucle est au Déshérité ;Et les Filles s’en vont en danses par les routesJeter avec leurs cœurs les roses de l’Été !
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Premiers poèmes, Mercure de France, Paris, 1907· numérisation gallica.bnf.fr· Sources