Premiers poèmes, 1885‑1890· Sites 1887
VI. « Un blanc vol de ramiers tournoie en l’azur clair »
Un blanc vol de ramiers tournoie en l’azur clairAu-dessus de l’étang qui dort dans les prairies.L’odeur du foin se mêle au parfum de ta chair,Mon rêve s’est paré de couronnes fleuries.
Un blanc vol de ramiers tournoie en l’azur clairSe disperse et s’ébat aux toits des métairiesEt l’éparpillement de leur descente a l’airD’une défleuraison de couronnes fleuries ;
Et me voici comme au retour d’un long exilSaluant aux clartés nouvelles de l’avrilL’éclat régénéré des espoirs refleuris ;
Nulle voix n’avertit nos heures dépensées,Toujours le même rêve et les mêmes penséesEt toujours les ramiers au ciel crépusculaire.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Premiers poèmes, Mercure de France, Paris, 1907· numérisation gallica.bnf.fr· Sources