bourdon s. m.
Bas-lat. bordonus, bordo, burdo, burdus ; provenç. bordo ; espagn. burdos, étai ; ital. bordone ; d'un radical latin burdo, âne ou mulet ; le bâton qui soutient ayant été assimilé au mulet qui porte, ou plutôt, comme dit Du Cange, les pèlerins allant souvent sur des ânes ou des mulets, et le nom de l'animal qui les portait étant resté au long bâton dont ils étaient munis. Mais, examinant les sens du texte ou de l'historique, on en voit une part revenir à bourde 2 ou behourde, lance.
bourdon s. m.
Provenç. bordos, vers ; espagn bordon, sorte de vers, refrain ; ital. bordone ; angl. burden, refrain. Il y a dans le gaélique, bûrdan, bourdonnement ; ancien anglais, bourdon. Diez pense que, s'il était certain que les longs tuyaux d'orgue eussent reçu, en bas-latin, le nom de burdones, il faudrait considérer le bourdon d'orgue comme le même, à cause d'une assimilation de forme, que bourdon, bâton de pèlerin, et le gaélique bûrdan, comme emprunté aux langues romanes. Mais trop de doute reste sur cette dérivation. La présence d'un radical burd signifiant bourdonner, à la fois dans le gaélique, dans l'anglais et dans le français, porte à croire que le mot est celtique et non roman.