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Étymologie de gueux

nom· d'après le Wiktionnaire et le Littré (1872)· synonymes· rimes· famille· contraire· mots qui vont avec· traductions· Littré

Voir aussi : Gueux

Origine du mot gueux

(Adjectif) (Nom 1) On note, au 15 siècle l’emploi au sens de « cuisinier » : Le duc, trois gueux pour sa cuisine, chacun compté par quatre mois, et doit le gueux en la cuisine commander, ordonner et estre obei, ce qui en ferait une variante de queux, coquin.

Diez objecte que, si gueux représente queux, queux, qui représente coquus, n’a l’x qu’à titre de nominatif, que ces sortes d’s ne comptent pas dans la dérivation, et qu’ainsi gueux n’aurait pu donner gueuser, gueuserie. Mais ces mots ne sont pas anciens et ils ont été formés en un temps où l’s de gueux valait une lettre radicale. On l'a donné issu du néerlandais guit (« copain », « coquin ») ; il se pourrait en effet que cette dénomination fût indépendante du mot français ; cependant Schiller les appelle die Geusen, ce qui semble appuyer fortement l’étymologie française.

Le nom fut jeté aux pétitionnaires du compromis des nobles qui, à Bruxelles, au 16 siècle, lancèrent une pétition contre les excès de la répression visant les protestants et les tenants des vieilles franchises des Pays-Bas espagnols. D'où que le mot fut pris comme une injure que les pétitionnaires assumèrent en organisant un banquet des gueux où ils parurent déguisés en pauvres avec la devise « gueux jusqu’à la besace », voulant dire qu’ils acceptaient d'être dépouillés de leurs biens plutôt que de se dédire.

D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.

L'étymologie de gueux selon le Littré

L'exemple du XVe siècle prouve que gueux a signifié cuisinier et est une autre forme de queux (voy. ce mot). On peut aussi citer à l'appui ce passage de Voltaire : L'Europe fut inondée de ces dignités héréditaires, de maréchaux, de grands veneurs, de chambellans d'une province ; il n'y eut pas jusqu'à la grande maîtrise des gueux de Champagne qui fut une prérogative de famille, Mœurs, 70. Ce mot a passé, par dénigrement, des marmitons aux mendiants, aux mauvais sujets. Diez objecte que, si gueux représente queux, queux, qui représente coquus, n'a l's ou x qu'à titre de nominatif, que ces sortes d's ne comptent pas dans la dérivation, et qu'ainsi gueux n'aurait pu donner gueuser, gueuserie. Mais ces mots ne sont pas anciens et ils ont été formés en un temps où l's de gueux valait une lettre radicale. On a donné une origine hollandaise (guit, coquin) à la dénomination des gueux de Hollande ; il se pourrait en effet que cette dénomination fût indépendante du mot français ; cependant Schiller les appelle die Geusen, ce qui semble appuyer fortement l'étymologie française.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.

Le mot gueux d'après le Littré

adj. Qui est necessiteux, réduit à mendier (ce qui se dit avec un sens de dédain plutôt que de pitié). Lire l'article

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