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Étymologie de panne

nom· d'après le Wiktionnaire et le Littré (1872)· synonymes· rimes· famille· contraire· mots qui vont avec· traductions· Littré

Voir aussi : panné

Origine du mot panne

(Nom 1) Variante de penne, l'extrémité de la vergue, rappelant la pointe d'une plume : (1515) pene, « longue vergue latine » ; (XVIe siècle) bouter le vent en penne, « ne plus contrôler le bateau » ; (1611) mettre en panne, « orienter les vergues (d'un navire) de manière à arrêter sa marche » ; (XVIIIe siècle) en panne, « en attente, dans l'impossibilité d'agir » ; (1879) en panne, « arrêt de fonctionnement dans un mécanisme ».

(Nom 2) (XIIe siècle) penne (« fourrure employée comme doublure »), (XIIIe siècle) pene (« doublure en tissu ») en ancien français, du latin penna (« plume »), qui, par l'intermédiaire du vieux-francique a pris le sens de « fourrure », l'ancien haut allemand veder (allemand Feder) a signifié « plume » et « fourrure ». La variante panne est une réfection de ce mot sur le latin pannus (« étoffe ») qui donne pan, avec l'influence de panus (« fil de tisserand »).

(Nom 3) (1260) penne, emploi figuré du précédent, la couche de graisse étant considérée comme une doublure.

(Nom 4) De l'ancien français pasne, parne.

(Nom 5) (Fin du XVIIe siècle) Variante de penne, par analogie de forme ; même mot que panne1.

(Nom 6) (1866) Première attestation sous la plume de Victor Hugo : « Quelquefois le ciel a mauvaise mine. Il est blafard, une grande panne obscure l’obstrue. » Probable usage poétique de panne2 (« étoffe ») ici au sens de « nappe » de nuage, de brume.

(Nom 7) (Début du XIXe siècle) Même mot que panne1 avec évolution vers le sens de « misère, rôle de misère », panade, à la même époque, a désigné des personnes sans talent.

D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.

L'étymologie de panne selon le Littré

panne s. f.

Prov. penna, pena, panne, et aussi paroi ; anc. esp. peña ; bas-lat. panna. Diez le tire du latin penna, plume, qui, il est vrai, n'a jamais eu le sens d'étoffe veloutée, mais par l'intermédiaire de l'allemand Feder, qui a signifié plume et velours, et qui aurait été traduit par penne dans les langues romanes. Il est peut-être plus naturel d'y voir une forme féminine du latin pannus, étoffe ; non sans influence de panus, fil de tisserand, à en juger par des textes où pienne signifie fil.

panne s. f.

Génev. penne, graisse du ventre d'un porc. Peut-être, par assimilation à une étoffe, est-il le même que le précédent.

panne s. f.

Le même que panne 1, c'est-à-dire pièce d'étoffe, ici appliqué aux voiles.

panne s. f.

Autre forme de pan, dans le sens de pièce, morceau.

panne s. f.

Allem. Bahn, panne du marteau.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.

Le mot panne d'après le Littré

s. f. Étoffe fabriquée à la façon du velours et de même largeur, mais dont le poil est plus long et moins serré. Lire l'article

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