Wallon, seré ; bourg. sarrai ; Berry, sarrer ; picard, sérer, fermer, tout sérant, tout près ; provenç. sarrar, serrar ; espagn. et portug. cerrar ; ital. serrare ; du lat. serare, de sera, barre. La double rr dans serre, serrer, serrare, etc. est fautive ; il n'en faut qu'une ; cette erreur vient de ce que les peuples romans ont confondu sera, serrure, avec serra, scie. En Normandie, serrer signifie cueillir, récolter : serrer des pois. Malherbe remarque qu'en Provence serrer a la signification de fermer : Serrer n'a pas la signification de fermer en France, mais en Provence et autres tels lieux où l'on dit : serrer les yeux, serrer la porte, serrer la fenêtre, pour clore, Comm. sur Desportes, t. IV, p. 382.
Étymologie de serrer
Origine du mot serrer
Du bas-latin serare, dérivé de sera (« barre de clôture, serrure, verrou, cadenas »). Ce verbe est progressivement passé du sens d’enfermement à celui de maintien ferme, (comme dans les serres d’un rapace) pour aussi embrasser celui de rapprocher. Certaines langues d'oïl, comme le wallon serer, ont gardé le sens originel de "fermer".
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de serrer selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot serrer d'après le Littré
v. a. Étreindre, presser. Serrer un nœud. Lire l'article