Berry, tirer, teter ; tirer sur, se diriger vers ; provenç. espagn. et portug. tirar ; ital. tirare ; du germanique : goth. tairan ; anc. hautall. zeran ; néerland. têren ; angl. tear, déchirer, rompre ; sanscr. dar .
Étymologie de tirer
Origine du mot tirer
(1100) Auguste Scheler le tire du gotique 𐍄𐌰𐌹𐍂𐌰𐌽, taíran dont est issu l’espagnol tirar. Il souligne la proximité sémantique entre « tirer », « tirailler » et « déchirer » que l’on retrouve dans l’allemand zehren (« détruire ») et zerren (« tirailler », « distendre »).
Selon Wartburg, il serait une réduction de l’ancien français martirier (« martyriser », « torturer »), dérivé de martyre. Le participe présent de martirier, martirant, aurait été interprété comme un composé de mar et de tiranz, lui-même issu du latin tyrannus (« tyran ») ; une torture fréquente était en effet la dislocation des membres par étirement ou écartèlement.
Tirer s’est substitué à traire du latin trahere (« tirer », « traîner », « tracter ») dans la plupart de ses emplois en moyen français et certains étymologistes penchent vers ce verbe comme étymon de tirer → voir soustraire, soutirer, extraire et étirer, etc.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de tirer selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot tirer d'après le Littré
v. a. Attirer, mouvoir vers soi, quand on est soi-même immobile. Tirez cette porte. Il lui tirait les cheveux. Lire l'article